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HSBC HLDGS. : SYNTHESE 1 HSBC et Barclays semblent avoir passé le pire

10/11/09 à 12:53 - REUTERS | 0 Commentaire(s) Texte plus grand Texte plus petit Imprimer Ajouter cet article à mes favoris Séparateur Envoyer à un ami

Le bénéfice courant T3 de HSBC en nette hausse
Première baisse des pertes de crédit aux USA en 3 ans
"La plus grosse secousse" est passée pour l'économie mondiale, dit le DG
Barclays va reprendre le versement du dividende
L'action HSBC gagne 4,3%, Barclays perd 3,4%

par Steve Slater et Clara Ferreira-Marques

LONDRES, 10 novembre (Reuters) - HSBC Holdings (voir fiche) et Barclays (voir fiche), les deux premières banques britanniques, ont laissé entendre mardi que les créances douteuses pourraient avoir passé leur point haut et HSBC a annoncé la première baisse depuis trois ans de ses charges pour pertes de crédit à la consommation aux Etats-Unis.

La vigueur des activités de banque d'investissement a également soutenu les résultats des deux groupes, mais l'action Barclays baissait à la mi-journée à la Bourse de Londres en raison des doutes sur la capacité du groupe à maintenir sa croissance dans ce domaine et à juguler la hausse de ses coûts.

Barclays a dégagé un bénéfice imposable de 1,56 milliard de livres (1,73 milliard d'euros) au troisième trimestre, contre 2,8 milliards de livres l'année dernière à la même époque. Ce recul s'explique principalement par les pertes liées à la valeur de sa propre dette et à d'autres éléments exceptionnels.

En excluant ces facteurs, le bénéfice du groupe a plus que doublé sur les neuf premiers mois de l'année, à 4,4 milliards de livres. (Plus de détails :

"Je crois que la plus grosse secousse est désormais passée pour l'économie mondiale", a déclaré le directeur général du groupe, Michael Geoghegan.

"Le monde va probablement connaître une reprise à deux vitesses. Les marchés émergents offrent actuellement les meilleures perspectives de croissance", a-t-il ajouté.

Barclays prévoit pour l'ensemble de l'année des charges de dépréciation situées dans le bas de la fourchette initiale de neuf à 9,6 milliards de livres.

Au troisième trimestre, les charges de dépréciations et autres provisions ont représenté 1,4 milliard de livres, contre 1,8 milliard sur le trimestre précédent. Les créances douteuses ont atteint 6,2 milliards sur les neuf premiers mois de l'année, contre 3,8 milliards sur la même période en 2008.

MOINS AFFAIBLIS QUE RBS ET LLOYDS

A la Bourse de Londres, l'action Barclays perdait 3,75% à 330 pence à 11h45 GMT tandis que HSBC gagnait 4,33% à 722,2 après avoir atteint, à 726,2 pence, son plus haut niveau depuis un peu plus d'un an. Au même moment, l'indice DJ Stoxx européen du secteur bancaire gagnait 0,5% environ.

HSBC et Barclays semblent donc sortir globalement gagnants de la crise qui a ébranlé l'ensemble du secteur bancaire britannique. Tous deux sont parvenus à se passer de l'aide de l'Etat alors que celui-ci est devenu le premier actionnaire de leurs concurrents Royal Bank of Scotland et Lloyds Banking Group .

"La menace de l'interférence des pouvoirs publics continue de planer sur Lloyds, RBS et d'autres alors que Barclays et HSBC restent libres de telles entraves", a commenté Richard Hunter, responsable actions britanniques du courtier Hargreaves Lansdown Stockbrokers.

Alors que leurs activités de banque de détail restent marquées par la montée des créances douteuses, conséquence de la récession et de l'augmentation du chômage, les deux groupes ont bénéficié de la bonne santé de leurs divisions de banque d'investissement, qui assuraient dans le passé à leurs meilleurs salariés des bonus confortables, aujourd'hui sujet à controverse.

HSBC et Barclays ont d'ailleurs expliqué qu'elles ne prendraient pas de décision avant janvier dans ce domaine. Le directeur général de Barclays Finance, Chris Lucas, a assuré que le groupe appliquerait les recommandations du G20 en la matière.

Barclays Capital, la division de banque d'investissement du groupe, a généré 1,4 milliard de livres de bénéfices en neuf mois. Ses profits ont été soutenus par la reprise des activités américaines de Lehman Brothers et par sa croissance dans le conseil en fusions-acquisitions en Europe comme en Asie.

HSBC, qui a opté il y a trois ans pour une stratégie divergente de celle des grandes banques d'investissement de Wall Street en misant notamment sur les marchés émergents, a fait état d'un ralentissement dans la banque d'investissement après un premier semestre soutenu mais assure que la division reste en croissance sur un an.

(version française Marc Angrand)



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