|
|
|
|
|---|
Déterminer les points de rupture
| 0 Commentaire(s) |
|
|---|
Guide pratique de la Bourse - novembre 2007. L’attrait du chartisme est de déterminer les points de rupture.
Au-delà de l’observation des droites de résistance ou de soutien, certaines configurations peuvent donner un signal de vente ou d’achat : c’est la modélisation de la psychologie des investisseurs tirée de l’observation du passé.
La plus célèbre est la figure tête-épaules, qui suggère un risque de fort recul. Le cours grimpe puis se replie, avant d’atteindre un nouveau sommet, de fléchir encore, de rebondir ensuite au même niveau que lors de la première hausse et enfin de retomber. La hausse la plus forte constitue la tête, encadrée par les deux progressions moins fortes qui forment les épaules. Une ligne quasi horizontale, dite ligne de cou, rejoint les trois points bas.
La valeur de pronostic de la figure tête-épaules s’explique par le bon sens : la première hausse s’achève quand de nombreux actionnaires décident de prendre leurs bénéfices partiels. Mais, sur la ligne de cou, de nouveaux acheteurs se manifestent et font remonter le titre à un niveau qui incite derechef à des dégagements. Ce qui entraîne un repli, qui attire encore des amateurs et provoque un ultime rebond, suivi d’une descente plus profonde, les investisseurs ayant manqué d’enthousiasme pour porter durablement la valeur dans ses plus hauts. La figure tête-épaules peut aussi être incomplète (sans tête, on parle de figure en M) ou, au contraire, comporter deux épaules de chaque côté. Si elle est inversée (figure 5), elle laisse subodorer alors un mouvement de hausse. Là aussi, le têteépaules peut avoir perdu sa tête et se présenter alors en W.
Les vagues d’Elliott
Cette théorie suppose que les mouvements de cours s’effectuent par vagues dont le nombre serait prévisible. Un cycle de hausse comporte huit vagues, dont cinq sont dites de tendance t trois de correction. Les vagues les plus fortes, dites d’impulsion, permettent de déborder les plus hauts précédents. C’est l’application d’un vieux dicton boursier qui affirme qu’il faut toujours acheter les actions qui repassent au-dessus d’un précédent maximum.
Des longs cycles de hausse et de baisse
Les tenants de l’analyse graphique sont souvent des opérateurs à assez court terme. Pourtant, l’observation des courbes à très long terme (voir page 10) est pleine d’enseignements. On s’aperçoit que la vie de la Bourse est faite de longs cycles de hausse et de baisse, quand bien même, sur la distance, la hausse l’emporte. Ce genre d’analyse doit conduire à la prudence dans les périodes d’euphorie durant lesquelles le chartisme n’indique pas toujours de façon claire les changements de tendance. Inversement, on peut être optimiste en bas de cycle.




: