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Salariés : associer retraite d'entreprise et épargne individuelle
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Avant de vous précipiter sur des produits d'épargne individuels, vérifiez ce que vous propose votre entreprise en matière de retraite.
Quand des dispositifs de retraite ont été mis en place au sein de votre entreprise, profitez-en !
Pas de retraite d'entreprise
Si votre entreprise n'a pas mis en place un dispositif d'épargne retraite, il ne vous reste plus qu'à alimenter un contrat d'assurance-vie ou un plan d'épargne retraite populaire (PERP). La fiscalité du PERP semble la plus attrayante à première vue, puisque les primes versées sont déductibles à raison de 10 % de vos revenus dans la limite de 28.282 euros. Mais, en contrepartie, la rente sera assujettie à l'impôt. Il ne s'agit donc que d'un avantage fiscal différé. « Le PERP a un intérêt pour les contribuables dans la tranche marginale élevée qui anticipent une baisse de leur taux d'imposition après leur départ à la retraite. Sinon, la sortie en rente est très pénalisante », avance Olivier de Fontenay, cofondateur de Debory, société de conseil en épargne salariale et retraite d'entreprise. Les sommes ne sont jamais disponibles avant cette date, sauf cas exceptionnels (décès du conjoint, invalidité ou fin des droits au chômage). De plus, vous devrez alimenter le contrat et attendre sagement que l'âge de liquider votre retraite de base sonne pour récolter enfin une rente viagère. On peut aussi y voir un avantage : « Les sommes étant bloquées, on ne peut pas vider le bas de laine », explique Olivier de Fontenay. Pour conclure, les salariés faiblement imposés ont plutôt intérêt à alimenter un contrat d'assurance-vie en raison de la disponibilité de l'épargne, des frais moindres et de la faible taxation des retraits.
Un Perco seulement
Vous bénéficiez d'un plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco) ? Profitez-en sans plus attendre. « Le Perco est probablement le meilleur produit existant dédié à la retraite, même sans abondement de l'employeur », affirme Olivier de Fontenay. Il propose les plus larges options de sortie : un capital ou rente ou un panachage des deux. De plus, le régime fiscal de ce placement est particulièrement intéressant puisque les sommes versées par l'entreprise au titre de la participation, de l'intéressement, du compte épargne temps ainsi que l'abondement, qui peuvent être logés dans le Perco, échappent à l'impôt sur le revenu. Et la rente bénéficie d'un régime avantageux (celui des rentes à titre onéreux) : 40 % seulement de son montant sont imposables si vous transformez le capital entre 60 et 69 ans (30 % à partir de 70 ans).
Enfin, les frais d'entrée et de gestion des fonds sont généralement inférieurs à ceux des produits individuels. Vous pouvez l'alimenter par des versements volontaires limités à 25 % de vos revenus annuels bruts.
Un Perco et un Pere
Si l'employeur vous ouvre à la fois les portes d'un régime de retraite dit « article 83 » (ou Pere), et d'un Perco, lequel choisir en priorité ? Alimentez d'abord votre Perco pour toucher l'abondement maximal (chaque fois que vous faites un versement, l'employeur aussi). Sachez que vos cotisations obligatoires au régime de retraite et l'abondement versé sur le Perco sont exonérés d'impôt sur le revenu jusqu'à 8 % de votre salaire. Au-delà, les sommes sont imposées, mais « si vous avez la trésorerie, mieux vaut payer de l'impôt sur l'abondement, que de ne rien toucher du tout », affirme Olivier de Fontenay.
Ensuite, s'il vous reste encore des ressources, effectuez des versements volontaires sur votre régime de retraite (article 83 ou Pere). Vous bénéficierez de la déduction au titre de l'épargne retraite jusqu'à 10 % du revenu. Si, par exemple, vos cotisations obligatoires à ce régime et votre abondement Perco représentent 8 % de votre salaire, vous pouvez verser encore 2 % et les déduire de votre revenu imposable. Plus votre taux marginal d'imposition est élevé, plus votre économie d'impôt est forte.

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