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Retraite : du nouveau dans l'épargne
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La Caisse d'Epargne propose de combiner épargne et comptes à terme pour compléter sa retraite.
Pour assurer son épargne retraite une nouveau type de produit fait son apparition aux côtés des traditionnels PERP, PEA ou assurance-vie. La Caisse d''Epargne vient de lancer un produit baptisé « Solution Libre Retraite » dont la particularité est de combiner un compte d'épargne classique et une série de comptes à terme. Le dispositif cible notamment les personnes en deuxième moitié, voire en fin de carrière qui souhaitent rapidement se créer un complément de revenu. La banque part du constat que vers 50 ans « seuls 20 % des français ont une estimation de leurs revenus à la retraite ».
Quelle durée ?
Comment le produit fonctionne-t-il ? Il se décompose en deux temps : une phase d'épargne (de 6 à 16 ans) portant jusqu'à la date prévue de la retraite. Suivie d'une phase (également de 6 à 16 ans, égale à la durée de la phase d'épargne) de versements de revenus, sous forme de capital, une fois par an. A noter qu'il est possible de déclencher le versement de capital avec deux ans d'avance -au maximum -en cas de retraite anticipée. En revanche, retarder le déclenchement du contrat n'est pas possible.
Une phase d'épargne
Concrètement, le souscripteur commence par choisir la durée de son contrat (de 6 à 16 ans). Il s'engage sur un montant d'épargne mensuel, modifiable à la hausse ou à la baisse, mais d'un montant minimum de 100 euros. Des versements complémentaires sont possibles, mais le plafond d'épargne annuel est fixé à 100 000 euros. Par ailleurs, il est possible d'interrompre le versement de l'épargne pendant une période maximale de 12 mois consécutifs.
Quelle fiscalité ? Les taux proposés par la Caisse d'Epargne s'entendent naturellement hors impôts. Les intérêts versés sur l'épargne et sur le compte à terme sont soumis à l'impôt sur le revenu (le taux dépend alors de la tranche où se situe le contribuable) ou alors à un prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) qui s'élève à 19 %. En tout état de cause, il faudra ajouter 12,3 % de prélèvements sociaux. Pour calculer sa rémunération nette, le souscripteur qui choisirait le PFL, doit retrancher 31,3 % (19 + 12,3) au taux brut affiché. Ainsi une rémunération brute de 3,6 % correspond à 2,47 % netsVersement du capital
En fin d'année, le contenu du compte d'épargne (capital et intérêts) est reversé sur un compte à terme. Par exemple, pour un contrat de six ans, en fin de première année d'épargne, un compte à terme à cinq ans est ouvert. Ce dernier arrivera à échéance à la fin de la première année de retraite. Même chose à la fin de la deuxième année d'épargne : un nouveau compte à terme est ouvert, arrivant à échéance au bout de la deuxième année de retraite...
Rémunération revue chaque année
En terme de rémunération, le compte d'épargne et le compte à terme se situent au même niveau. Le taux est bien sûr garanti à l'échéance du compte à terme. En revanche, ce taux évolue à chaque date anniversaire du contrat, au moment de l'ouverture d'un nouveau compte à terme. Pour les souscriptions en cours (mois de mai et de juin), la Caisse d'épargne propose ainsi de rémunérer les versements de l'année 3,6 % bruts pour les contrats à six ans, jusqu'à 4,5 % bruts pour les contrats à seize ans.
Relative liquidité
Pour ses concepteurs, le produit se distingue en particulier par la liquidité offerte. « Certes, l'assurance-vie reste plus intéressante si l'on a un capital à placer. En revanche, pour un PERP, hormis quelques mesures dérogatoires, on ne peux récupérer que 20 % du capital. Dans le cas d'un PEA, après huit ans de détention, on peut recevoir une rente viagère. Mais le capital est aliéné », souligne Catherine Reljic, directeur adjoint du marché des particuliers à la Caisse d'Epargne.
Il est possible, dans certaines limites d'effectuer des retraits du compte d'épargne. Mais l'engagement annuel de versements doit être respecté, au risque de voir le contrat rompu. Par ailleurs, le retrait est possible sur les comptes à terme : attention, ce retrait ne peut être que total. Le compte à terme en question est clôturé. Le client touche également des intérêts, mais qui seront bien sûr moindres que s'il avait respecté la date d'échéance prévue. Enfin, le retrait anticipé sur plus d'un compte à terme entraîne l'arrêt complet de l'offre.






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