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Retraite d'entreprise : comment faire en cas de changement d'employeur
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Vous avez décidé de changer d'entreprise. Que faire de vos régimes de retraite d'entreprise et autres PERCO ouvert chez votre ancien employeur ? Les conserver ou les transférer. Nos explications.
Le PERCO
Même après avoir quitté son employeur, un adhérent peut parfaitement continuer à alimenter son ancien PERCO via des versements volontaires. Mais il ne peut plus percevoir l'abondement qui y était associé, c'est logique, ce dernier étant réservé aux salariés présents. Si sa nouvelle entreprise est équipée, elle aussi, d'un PERCO, les sommes épargnées sur le premier plan sont transférables d'une société à l'autre moyennant des frais de l'ordre de 50 €. « L'opération est souhaitable pour ne pas éparpiller les sommes ou les oublier », remarque Olivier de Fontenay, mais elle n'est pas obligatoire. Vous pouvez parfaitement cumuler deux PERCO. C'est à vous de choisir en fonction de la qualité respective des plans. Vérifiez auparavant la qualité des fonds communs de placement d'entreprise (FCPE). S'ils sont peu performants et que la gamme de supports est moins riche, le transfert n'en vaut pas la peine. A qualité de gestion financière équivalente, ce sont les frais qui feront la différence : regardez attentivement s'ils sont pris en charge par l'employeur ou pas et combien la société de gestion facture en tenue de compte et par opération. Si vous avez cumulé plusieurs plans dans différentes entreprises, vous devrez demander à chaque gestionnaire de vous verser, au choix, 100% en capital, en rente ou un mélange des deux aux dates choisies en fonction de vos besoins. Si vous souhaitez une rente, vous devrez alors chercher un assureur.
Les régimes de retraite classiques, dits « article 83 »
Le raisonnement est identique pour les régimes de type Art.83 à une différence près : ce dispositif ne peut plus être alimenté une fois que vous quittez l'entreprise. Ils sont toutefois transférables d'un employeur à l'autre sans que cela soit obligatoire. A vous de voir si les prestations sont meilleures ou pas. En plus de la qualité des supports financiers, demandez à connaître quelle est la table de mortalité proposée dans le nouveau contrat. Privilégiez la compagnie qui vous garantit la table en vigueur lors de votre adhésion plutôt que celle qui vous appliquera les tables futures, qui pourront s'avérer moins favorables, à cause de l'allongement de la durée de vie. L'impact négatif sur le montant de la rente n'est pas négligeable. Une fois que vous aurez atteint l'âge de la retraite, demandez aux assureurs qui gèrent vos Art.83 de liquider le capital et de vous verser une rente. « On attend avec impatience la passerelle entre l'épargne retraite collective et celle individuelle qui permettrait de tout rapatrier sur un seul contrat sans réaliser les plus-values », conclut Olivier de Fontenay. Ce serait sans doute une bonne manière de rapprocher les salariés de leur épargne d'entreprise, dont ils ne se sentent pas vraiment propriétaires.






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