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Pour préparer leur retraite, les Français choisissent l'immobilier
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Les Français, interrogés pour l'Observatoire BPCE, pensent que le meilleur moyen de préparer sa retraite est d'acquérir sa résidence principale. En deuxième position vient l'immobilier locatif, loin devant les produits d'épargne-retraite, qu'ils jugent inadaptés.
Les Français, on le sait, sont préoccupés par leur retraite. Interrogés en juillet 2010 par le CSA dans le cadre de l'Observatoire BPCE (qui prend le relais de l'ancien Observatoire des Caisses d'Epargne), ils sont 59 % à s'en inquiéter, contre 45 % en 2010. La retraite est leur deuxième préoccupation financière majeure, derrière celle _ « inamovible », selon Alain Tourdjman, directeur des études économiques et de la prospective de la BPCE (Banque Populaire-caisse d'Epargne) _, relative au pouvoir d'achat, et à leur capacité de « joindre les deux bouts ».
L'immobilier comme valeur refuge
Plus surprenant, dans leur classement des produits indispensables pour préparer leur retraite, arrive en première et deuxième position...l'immobilier. 49 % des 1.634 personnes de plus de 18 ans interrogées (hors étudiant), soit le score le plus élevé, pensent que détenir leur résidence principale est « tout à fait approprié » pour préparer leur retraite. En deuxième position, toujours de l'immobilier : 26 % évoquent les autres actifs immobiliers (acheter pour louer). L'épargne-retraite individuelle n'arrive qu'en troisième position à 24 % d'opinion très favorable, contre 22 % pour l'assurance-vie.
L'épargne retraite est trop rigide
L'épargne-retraite a donc du mal à trouver sa place, et à en croire Alain Tourdjman, un certain nombre de choses serait à réinventer. « Nos régimes de retraite de base par répartition sont déjà des produits tunnel avec sortie en rente, pourquoi faut-il que les produits complémentaires répliquent ce même modèle ? », fait-il valoir. Les Français ont besoin de flexibilité. C'est très clair dans l'observatoire BPCE. « Faute d'être assuré de faire le bon choix et contraints par un choix irréversible, les souscripteurs diffèrent leur engagement au mieux après l'achat immobilier, souvent au-delà », explique-t-il.
Que veulent les Français ? De la souplesse. La sortie automatique des produits d'épargne retraite en rente viagère ne les satisfait pas, ils préféreraient avoir le choix entre rente et capital, voire de mixer les deux. « L'impossibilité de transmettre son épargne en cas de sortie en rente et l'absence de choix entre capital et rente, sont des freins importants à la souscription (60 % des citations) », selon l'observatoire BPCE.
Difficile pour eux aussi de s'engager lors de la souscription du produit, alors qu'ils ne savent pas de quoi sera fait l'avenir. Leurs besoins d'aujourd'hui ne seront pas forcément ceux de demain, au moment où effectivement ils prendront leur retraite. Enfin, les produits d'épargne retraite sont complémentaires aux régimes obligatoires, ce qui signifie qu'avec le passage de l'âge de la retraite à 60 ans, cela bouge aussi le curseur pour les PERP, produits Madelin et autres produits d'entreprise de type article 83. Mais les Français, eux, voudraient à l'inverse de la souplesse quant au moment de la récupération de leur épargne.
Deux attentes essentielles
« Un double curseur peut accroître l'attrait de l'épargne retraite : la ou les dates de décelnchement de la rente et le ou les arbitrages successifs entre rente et capital », selon Alain Tourdjman. La réforme des retraites adoptée il y a quelques jours répond en partie à l'une de ses préoccupations : la sortie en capital est désormais possible à hauteur de 20 % sur le PERP (plan d'épargne retraite populaire). « Ce n'est pas suffisant, mais c'est un début », a conclu François Pérol, président du directoire de BPCE.
L'intégralité de l'étude de l'Observatoire BPCE est disponible sur le site du groupe bancaire .






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