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La décote et la surcote concernent un retraité sur cinq
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Près de 13 % des nouveaux retraités du régime général du privé (ainsi que 29 % des fonctionnaires) prolongent leur activité afin de bénéficier d'une pension majorée d'une surcote. Mais l'immense majorité des assurés prend toujours sa retraite dès que possible.
Le succès de la surcote ne se dément pas. Au cours des neuf premiers mois de 2010, 12,8 % des nouveaux retraités du régime général se sont vus attribuer une pension majorée en retardant leur départ, selon une étude qui sera examinée demain par le Conseil d'orientation des retraites. Institué en 2003 par la loi Fillon de réforme des retraites, ce dispositif vise à inciter les Français à prendre leur retraite plus tardivement. La montée en puissance a été constante et elle a probablement atteint son régime de croisière l'an dernier, où la proportion de « surcotants » était à peu près la même qu'en 2009 (voir graphique). Chez les fonctionnaires, les chiffres sont encore plus élevés : 29 % dans la fonction publique d'Etat, 15,9 % à l'hôpital et dans les collectivités locales.
En moyenne, ces assurés du régime général ont prolongé leur activité de 6,9 trimestres, ce qui correspond à un âge moyen de départ à la retraite de 62 ans et 8 mois. La surcote leur a permis d'augmenter leur pension de 49,90 euros par mois (dans le public, la majoration atteint 196 euros par mois en moyenne). Le montant moyen de la pension de base du régime général pour les bénéficiaires de la surcote est de 758 euros par mois. C'est nettement plus que la moyenne de 644 euros, ce qui laisse supposer que le dispositif intéresse particulièrement les personnes aux revenus relativement élevés.
Décote : 55 % de femmes
Malgré le succès de la surcote, l'immense majorité des salariés liquident leurs droits dès qu'ils en ont la possibilité : 74 % d'entre eux très exactement, si l'on en croit une récente enquête réalisée par le ministère du Travail auprès de 3.000 nouveaux retraités. Parmi ceux qui sont partis avec une surcote, seuls 17 % déclarent qu'ils voulaient ainsi augmenter leur pension. La majorité (61 %) disent qu'ils ont continué à travailler du fait de l'intérêt de leur emploi ou parce qu'ils souhaitaient conserver leur salaire quelque temps encore. Le succès de la surcote risque de s'estomper au cours des prochaines années avec la réforme des retraites, qui entre en vigueur le 1 juillet. En repoussant progressivement l'âge d'ouverture des droits à 62 ans, la réforme va mécaniquement réduire la proportion de personnes qui en bénéficient.
La part des retraités qui prennent leur retraite avec une décote est elle aussi orientée à la hausse depuis 2009. Peut-être parce que le barème est de moins en moins pénalisant (lire ci-contre), mais l'étude estime pour l'instant que cette tendance est « encore difficile à évaluer ». La décote a concerné 8,6 % des nouveaux retraités au cours des neuf premiers mois de 2010. Il s'agit à 55 % de femmes. En moyenne, ces assurés partent avec 13,4 trimestres manquants. Plus du tiers d'entre eux partent avec 20 trimestres de décote (5 ans), c'est-à-dire le maximum possible. Le montant moyen des pensions liquidées avec décote est faible : 271 euros par mois, soit moins de la moitié de celle des assurés qui partent sans décote. Cela s'explique notamment par la forte proportion d'assurés qui ont cotisé à plusieurs régimes de base.
L'etude sur lesechos.fr/document






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