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Arrêts de travail : attention aux très nombreuses exceptions
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Les contrats de prévoyance destinés aux non-salariés sont remplis de chausse-trappes, d'exclusions, de plafonds, de délais, de franchises et autres limitations de garantie.
Mieux vaut connaître les critères à surveiller avant d'adhérer plutôt que de se retrouver sans couverture le jour où une maladie ou un accident vous obligera à cesser votre activité professionnelle !
C'est particulièrement vrai pour la garantie indemnités journalières en cas d'arrêt de travail. Bon nombre de compagnies ne prennent pas du tout en charge la grossesse (même pathologique), ainsi que les maladies psychiques ou encore les sciatiques, hernies discales et lombalgies. Souvent, une hospitalisation d'au moins cinq jours sera nécessaire pour qu'un revenu de remplacement vous soit versé. Alors, ouvrez l'oeil.
Les sports à risque
« Regardez attentivement les exclusions, beaucoup d'activités sportives ne sont pas assurées », dit Jacques Picornell, gérant du courtier Novalys. Si certains contrats excluent le vol libre, pour d'autres ce sera le nautisme, l'équitation ou même la randonnée en montagne. Mieux vaut déclarer ses activités sportives pour être certain d'être couvert en cas d'accident ! Sachez aussi qu'il existe des délais d'attente avant que l'adhésion soit effective.
Les antécédents médicaux
Pour adhérer, il faut montrer patte blanche et ne pas avoir connu d'antécédents médicaux. Vos pathologies préexistantes seront exclues ou bien donneront lieu à une surprime. Attention si vous n'êtes pas sincère sur votre état de santé à l'adhésion, l'assureur peut vous opposer la fausse déclaration, qui entraîne... la nullité du contrat.
Le niveau de garantie
Ne vous focalisez pas sur le meilleur tarif sans vérifier si les prestations offertes sont comparables, et notamment la durée d'indemnisation de l'arrêt de travail.
C'est à vous qu'il appartient aussi de choisir le délai de franchise, c'est-à-dire la période à partir de laquelle l'arrêt de travail est pris en charge. « Aménager des franchises longues sur le contrat permet d'en réduire sa cotisation de manière non négligeable. Mais, il faut alors être certain de bénéficier d'une trésorerie suffisante pour y faire face », souligne Stéphane Daugeron, directeur du marketing adjoint du groupe Prévoir.
Le calcul de l'indemnisation
Dernier détail, l'indemnité journalière est-elle calculée de manière forfaitaire ou indemnitaire ? Dans le premier cas, son montant est fixe et prédéterminé, tandis que dans le second, il ne pourra pas dépasser les derniers revenus déclarés à l'administration fiscale - ce qui est redoutable an cas de forte fluctuation de l'activité annuelle.
Il existe aussi des contrats qui, indemnitaires pondérés, prennent en compte les revenus moyens de l'assuré sur plusieurs années. « Il faut préférer les contrats forfaitaires ou indemnitaires pondérés aux offres seulement indemnitaires », recommande Bruno Chrétien, dirigeant de Factorielles, spécialiste des outils de conseil social pour les professionnels.






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