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Prêts immobiliers : hausse probable, mais non immédiate, des taux
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La dégradation la note de la France devrait renchérir le taux des crédits à taux fixes. Mais pas tout de suite. Depuis l'été, les conditions d'octroi des crédits sont plus sévères.
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Cette fois, c'est officiel, la France ne bénéficie plus de la meilleure note et a perdu son triple A au profit d'un AA+, selon l'annonce effectuée vendredi dernier par l'agence de notation S&P. Cette dégradation risque fort de peser sur les candidats à l'achat immobilier.
En cas d'emprunt à taux fixe
« Malheureusement, il y aura des conséquences pour les particuliers car un Etat qui emprunte plus cher, cela signifie des banques qui se financent également à des taux plus élevés, et donc, par effet domino, des taux proposés aux particuliers également plus élevés explique Maël Bernier, directrice de la communication d'Empruntis.com. Empruntant actuellement à des taux autour de 3,00%, l'Etat Français pourrait se voir proposer des taux autour de 3,50%, voire de 4,00% en raison de son déclassement ».
Lorsqu'un créancier est classé à risque -même un Etat -, les prêteurs lui font moins confiance et les taux des prêts se renchérissent. « L'Etat français empruntant plus cher, les banques aussi et particulièrement celles mal notées, les taux des crédits aux particuliers pourraient donc s'apprécier d'ici quelques mois de 50 points de base, soit des taux moyens autour de 4,70% sur 20 ans versus 4,20% aujourd'hui » poursuit Maël Bernier.
De son côté le courtier Meilleur taux reste prudent sur l'évolution des taux. « La dégradation de la note de la France n'aura pas d'effet immédiat sur le niveau des taux des crédits immobiliers tempère Hervé Hatt, à la tête de Meilleurtaux. Pour l'heure, il convient d'attendre l'impact de cette décision sur l' obligation assimilable du Trésor (OAT), tout en sachant que les choix commerciaux des banques pour conquérir des clients emprunteurs sont aussi importants qu'une éventuelle hausse de l'OAT »
En cas d'emprunt à taux variable
A la différence des taux d'intérêt à taux fixes fort dépendants de l'évolution de l'OAT, ceux à taux variable sont adossés au taux court de la BCE. Taux pour l'instant stable. Seul hic : en France, les taux variables ne représentent que 10% de la production, compte tenu de leur complexité et des risques qu'ils font courir aux emprunteurs;
Tour de vis sur les conditions d'octroi
Depuis l'été dernier, les banques resserrent les conditions d'octroi du crédit. Avec à la clé un taux d'apport de 10%, voire 20% du prix d'achat, droits d'enregistrement compris. De plus, les banques respectent strictement le taux d'endettement de l'emprunteur. Difficile de dépasser le seuil fatidique de 33% des revenus nets pour tous les remboursements mensuels de l'emprunteur. Ce seuil prend en compte tous les types de financement : immobilier, à la consommation, découvert.
Profiter des taux d'intérêt actuels
Qu'on emprunte à taux fixe ou à taux variable capé, c'est-à-dire avec une limite de variation à la hausse compréhensive, il peut être opportun de saisir les conditions actuelles de financement. Si l'autre agence de notation comme Moody's venait à dégrader la note de la France, l'effet sur l'OAT risque d'être encore plus sérieux. L'impact de la dégradation de la note de la France pour l'agence Standard and Poor's devrait se faire sentir d'ici deux à trois mois. D'où l'intérêt de tirer parti du niveau actuel des taux d'intérêt.






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