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Peu de pistes pour doper le logement à coût nul
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Les promoteurs ont été appelés à la rescousse mais peu de solutions émergent. Nicolas Sarkozy promet des mesures « extrêmement puissantes ».
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Nicolas Sarkozy a promis hier des « mesures extrêmement puissantes » pour doper la construction de logements, qu'il détaillera à la fin du mois. Mais au-delà des effets d'annonce, le gouvernement peine à trouver des idées neuves pour construire davantage de logements à budget public constant. Lundi soir, le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu a appelé les principaux promoteurs (Bouygues, Nexity, Kaufman & Broad...) et leur fédération pour recueillir leurs propositions, à la condition qu'elles aient un coût nul pour l'Etat. Résultat des courses : de l'aveu même des professionnels, les idées ne sont pas nombreuses d'autant qu'il faut qu'elles aient un effet dès 2012. Objectif : contrer la chute prévisible des mises en chantier de logements cette année. Il faut des mesures pouvant passer par décret et non par des lois.
Pour construire plus et moins cher, l'une des idées évoquées côté promoteurs consiste à modifier les règles d'appel d'offres sur les terrains de l'Etat. Il s'agirait de remplacer les appels d'offres traditionnels menant à des surenchères sur le prix du foncier par des « appels à projets », où le foncier serait donc attribué à un prix plus bas et assorti de davantage de droits à construire (se traduisant par des constructions plus hautes, plus denses). En contrepartie, le promoteur s'engagerait à produire un certain nombre de logements à prix « maîtrisé », donc plus bas que le prix du marché éventuellement. Mais on voit mal l'Etat renoncer à des recettes de vente de terrain.
Pas d'assureurs pour la GRL
Pour le reste, le gouvernement apparaît bloqué par une réalité : la majeure partie des mesures qui pourraient être prises se heurtent aux pouvoirs des maires, qui contrôlent les permis de construire et le plan local d'urbanisme (PLU). Impossible à un élu local, face à ses électeurs réticents, de permettre de construire plus et surtout plus dense dans sa commune. « Densifier les constructions plus que ne le prévoit le PLU n'est pas faisable sans loi, il faudrait qu'en zone tendue les PLU soient du ressort non pas des maires mais de l'agglomération et du niveau intercommunal », explique un promoteur.
Restent, sur le thème du logement, des mesures possibles pour les locataires. Le serpent de mer de l'amélioration des mécanismes des garanties et cautions, pour aider à trouver un logement à louer, resurgit. Mais la GRL (garantie des risques locatifs) mise en place ces dernières années en est à sa troisième version et n'a toujours pas convaincu. Les assureurs bloquent. Comment les convaincre aujourd'hui à coût nul ?






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