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Immobilier : possible baisse des prix de 8 à 14 %
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Les prix des logements anciens pourraient reculer de 8 à 14 % d'ici 2014, selon l'IEIF. Mais des disparités régionales subsisteront.
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Une baisse des prix des logements anciens comprise -8% et -14% d'ici 2014, tel est le pronostic de la dernière étude prévisionnelle de l'Institut de l'épargne immobilière, réalisée avec le soutien de la société Gecina et de la Fondation Dauphine. « Prenant en compte un accroissement de 350.000 ménages par an cette étude économétrique repose sur deux scénarios ». explique Pierre Schoeffler, conseiller à l'IEIF
Scénario 1 : croissance économique en 2012
En cas de stagnation de la croissance économique cette année, suivie d'une reprise progressive de l'activité, et d'un maintien des taux d'intérêt au niveau actuel, les mises en chantier de logements et le nombre de transactions devraient reculer de 15%. Si ces conditions sont réunies, les prix des logements anciens ne devraient pas bouger cette année, mais ils pourraient reculer de 3% en 2012 et de 5% en 2013. D'où un repli cumulé de 8%.
Scénario 2 : récession de 2% en 2012
Moins probable, l'autre scénario prévoit une récession de 2% en 2012, suivie d'une reprise progressive, et une hausse des taux d'intérêt de 1% cette année, suivie par une détente du loyer de l'argent. L'IEIF s'attend alors à une chute des mises en chantier et des transactions de l'ordre de 20% cette année. Dans ce scénario, les prix des logements anciens reculeraient de 2% cette année, de 5% en 2013 et de 7% en 2014.
« Dans un scénario comme dans l'autre, il s'agit d'une prévision moyenne qui risque de cacher de fortes disparités d'une région à l'autre poursuit Pierre Schoeffler. Compte tenu de la demande française et étrangère, les prix devraient bien résister à Paris ». En revanche, ils pourraient reculer de manière encore plus significative dans des agglomérations manquant de dynamisme.
D'après cette projection, le marché de l'immobilier résidentiel vient de se retourner. Et les prix pourraient perdre du terrain pendant deux ans, voire trois ans. Rien de comparable par conséquent avec la rapide remise à niveau enregistrée entre 2008 et 2009.
Faut-il continuer à privilégier l'immobilier comme actif dans son patrimoine ? Oui, s'il s'agit de se loger. Sur ce long terme, c'est un véhicule d'épargne retraite. D'ailleurs, l'encours logement des ménages français pèse 6000 milliards d'euros, soit quatre fois l'encours de 1.500 milliards de l'assurance-vie. Mais dans une optique pure et dure de placement, les valeurs mobilières et ses cours attractifs pourraient faire concurrence à l'investissement pierre.
Et les prix du neuf ? D'après l'IEIF, la traditionnelle décote des prix de l'ancien par rapport à ceux du neuf a quasiment disparu. Dans ces conditions, les prix des logements neufs pourraient baisser de 8 % à 14 % d'ici 2014. Ensuite une décote de 15 à 20 % les logements neufs par rapport à ceux de l'ancien pourrait réapparaître. Ne serait-ce par ce que ces biens neufs consomment moins d'énergie.





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