|
|
|
|
|---|
Immobilier en Europe : bonne tenue du marché français
| 0 Commentaire(s) |
|
|---|
Le marché de l'immobilier résidentiel se porte mieux en Europe du Nord que du Sud, selon la dernière étude du réseau d'agences Era. Petit tour des pays où les prix varient à la hausse ou à la baisse.
Et aussi
Scellier : dérogations en série avant la fin de l'aide fiscale
Quelles sommes peut exiger le syndic au titre des provisions ou avances sur charges
Comment vérifier la répartition des charges de copropriété
Prêts immobiliers : les taux encore plus bas en avril
Immobilier : la baisse des prix se confirme en Ile-de-France
Ilot de prospérité jusqu'en 2011, le marché de l'immobilier résidentiel français fait un peu cavalier seul dans le concert européen, avec des prix des logements encore vigoureux, malgré des fondamentaux économiques moroses. Selon la dernière étude européenne réalisée par Era et portant sur dix-sept pays, les prix des logements anciens ont grimpé dans neuf pays et ils ont baissé dans huit pays. En raison de l'implantation de ce réseau international d'agents immobiliers, cette étude fait abstraction du Royaume Uni et de l'Espagne, mais englobe la Turquie.
La bonne santé de l'Europe du Nord
En Autriche, le secteur du logement profite de la stabilité de l'économie et enregistre une légère hausse tant au niveau des transactions que des prix. Pays frontalier de la France, la Belgique fait preuve d'une belle vitalité, avec un volume des transactions renouant avec les records d'avant-crise enregistrés en 2007. A croire que l'instabilité gouvernementale ne perturbe pas outre mesure, ce royaume.
Sans grande surprise, la Suisse se caractérise par un marché résidentiel stable, exempt de crise et bien réactif. « En raison du taux de change élevé du franc suisse, la Confédération helvétique reste une destination très chère au niveau immobilier » constate un professionnel. Bien que le marché semble volatile et vivre au rythme des avantages fiscaux accordés au secteur du logement, le Luxembourg tire aussi son épingle du jeu. Selon Eurostat, 70 % des ménages au Grand Duché sont propriétaires ou en train de le devenir, ce qui dénote une faible proportion de locataires.
Avis plus nuancé sur la discrète République Tchèque : « Même si les ventes résidentielles ont continué à se contracter en 2011, la stabilisation du marché pointe à l'horizon » prévoit l'étude Era. Nombre de vendeurs continuent de surévaluer le prix de leurs biens. A quelques milliers de kilomètres de la vieille Europe, la Turquie présente un potentiel de hausse, d'après les spécialistes d'Era. Le niveau attractif des taux et une forte demande stimulent le marché de ce pays dynamique.
Les pays de l'Europe du Sud à la traîne
Se basant sur des données relevées courant 2011, cette étude ne prend pas totalement en compte l'impact de la crise de la dette. « En Grèce, le marché du logement souffre : les ventes et les prix du logement baissent, mais le rythme du déclin ralentit » note l'étude.En 2010, les prix des logements anciens avaient déjà reculé de près de 6 % sur un an. C'est nettement moins qu'en Irlande et qu'en Roumanie, où ils avaient respectivement chuté de 15,45 % et de 18,21 % en 2010 par rapport à 2009. « Avec des baisses supplémentaires à la fois des prix et des transactions, 2010 avait déjà été une nouvelle année sombre pour le marché du logement irlandais poursuit l'étude Era. L'année 2011 n'a montré aucun signe de vraie reprise ».
En Irlande ou dans les autres pays sévèrement touchés par la crise de la dette et de l'euro, le marché de l'immobilier a donc du vague à l'âme. Pour les investisseurs privés souhaitant diversifier les placements sur le plan géographique, des opportunités peuvent se présenter.... si le marché locatif suit. Sinon, gare aux déconvenues.






: