Réagir

Faut-il loger sa résidence secondaire dans une SCI ?
LesEchos.fr

06/01/12 à 02:00 - Les Echos | 0 Commentaire(s) Texte plus grand Texte plus petit Imprimer Ajouter cet article à mes favoris Séparateur Envoyer à un ami

La réforme des plus-values immobilières qui entre en vigueur ce 31 janvier nous amène à nous interroger sur la pertinence des différentes modalités de détention des biens immobiliers, en particulier de la société civile immobilière (SCI). Longtemps utilisée pour investir en toute confidentialité, la SCI d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec la société écran d'hier. On a déjà vu son intérêt par rapport à la résidence principale (1). Dans bon nombre de cas, elle s'avère également intéressante pour la résidence secondaire.

Echapper à l'indivision

Pour commencer, la SCI peut permettre à des parents voulant transmettre une maison de famille à leurs enfants d'échapper à l'indivision, qui demeure le régime de détention de biens le moins satisfaisant. En cause, en particulier, la règle qui impose l'unanimité de tous les indivisaires pour tout acte qui ne ressortit pas à l'exploitation normale du bien dont, notamment, tout acte de vente ou d'apport en société. La SCI permet d'écarter cette règle, à condition d'en rédiger les statuts avec soin. On peut par exemple prévoir l'ordre et la durée des différents séjours, la répartition des charges et le processus à suivre en cas de retrait ou de décès d'un associé, ou encore les droits et obligations des usufruitiers et nus-propriétaires ainsi que les règles de majorité applicables aux décisions ne relevant pas de la compétence du gérant. La gestion de la société pourra être confiée à un héritier disposant de plus de temps que les autres, en lui attribuant des prérogatives assez larges clairement définies.

Pour les couples

La SCI est également précieuse lorsque la résidence secondaire doit être acquise par un couple, quel que soit son statut (mariage, pacs, concubinage). Par exemple, dans le cas d'une famille recomposée où l'entente est mauvaise, les statuts peuvent attribuer les pouvoirs les plus larges au gérant et prévoir qu'au décès du premier des conjoints, la gérance sera dévolue au survivant : celui-ci pourra alors gérer l'immeuble, et même le vendre, sans avoir à consulter les enfants ou la famille du défunt.

Pour les non-résidents

La SCI présente aussi un avantage pour les non-résidents, notamment des pays anglo-saxons. Alors qu'un bien immobilier situé en France est régi par le droit français, c'est le droit du pays de résidence du propriétaire qui s'applique, en matière successorale, s'il détient ce bien par l'intermédiaire d'une SCI. Une personne propriétaire d'une résidence secondaire en France qui réside dans un Etat ne connaissant pas l'institution de la réserve héréditaire (le Royaume-Uni par exemple) aura intérêt à constituer une SCI pour pouvoir transmettre le bien librement, et échapper ainsi à l'application des règles françaises sur la réserve héréditaire qui interdisent de disposer librement de l'intégralité de ses biens en présence de descendants, d'ascendants (père ou mère) ou d'un conjoint.

D'autres avantages

En matière de transmission encore, si l'acquisition est financée par un prêt, une donation peut être envisagée à court terme pour transmettre des parts dont la valeur est faible tant que l'emprunt n'est pas amorti. Et, sur le plan fiscal, la SCI permet non seulement de transmettre le bien immobilier à moindre valeur (et, par conséquent, de payer moins de droits), mais aussi de sous-évaluer la valeur des parts de 10 à 15 %, limites admises par le fisc.

En matière de plus-value, les donataires-héritiers bénéficient de l'antériorité fiscale de la SCI : en cas de vente du bien immobilier par la SCI, la plus-value est liquidée en tenant compte de la date d'acquisition du bien par la SCI et non de la date de la transmission, ce qui peut être source d'économies substantielles.

Enfin, si les statuts des SCI peuvent être rédigés par simple acte sous seing privé et enregistrés, il est préférable, pour l'assurance d'une bonne articulation des règles de la société, des régimes matrimoniaux et des libéralités, de les dresser par acte notarié. Celui-ci est d'ailleurs obligatoire lorsque les associés apportent un immeuble.

NOTAIRE À TOULOUSE, MEMBRE DU GROUPE MONASSIER -RÉSEAU NOTARIAL


Laisser un commentaire

 

 

 

 

 

 




 

Logo investir

 
 

Infos à la une

 


Plan du site

Bourse en temps réel
Actions de A à Z
Palmarès
Statistiques de séance
Indices boursiers
Warrants et bons
Certificats et Trackers
Sicav - FCP
Obligations
Matières premières
Devises et Taux

Analyse Graphique
Accueil analyse graphique
Les alertes
Les conseils forts
Analyse graphique en Vidéo
Infos & conseils boursiers
Actualité des marchés
Infos & conseils valeurs
Consensus
Dossiers de la rédaction
Chats & Interviews
Vos questions au médiateur
Bourse pratique
Sondages
Communiqués financiers
BALO, OST, Rapports annuels
Les rendez-vous d'Investir
Les repères de l'économie
Web TV Investir
Forums
Forum de la fiscalité
Bourse
Valeurs
Economie
Epargne & Placements
Banques & Courtiers
Immobilier
Débats

Pratique
Moteur de recherche
Nous contacter
RSS
Applications Mobile
(Apple - Android)
Placements financiers
Actu Sicav - FCP
Assurance-vie
Banque
Immobilier
Fiscalité
Retraite
Famille
Guides
Calculateurs patrimoine

Devises Forex
Accueil
Cotation des devises
Infos et analyses
Calendrier économique
Convertisseur
Espace membre
Vous inscrire
Mon espace
Mon profil
Mes articles
Mes commentaires
Mes alertes
Mes newsletters
Mes portefeuilles
Mes listes
Mes alertes sur cours
Téléchargement
Vous identifier
Mot de passe perdu
Privilèges abonné
Espace privilèges
Investir 10
Portefeuilles trading
La cote enrichie
Outils de sélection
L'hebdo de la semaine (dès le vendredi)
Archives PDF
Alertes privilèges
Vous abonner
Service client

Communauté
Facebook investir
Twitter investir