|
|
|
|
|---|
Ces entreprises qui aident leurs salariés à trouver un logement
| 0 Commentaire(s) |
|
|---|
Face aux difficultés d'embauche et de mutation liées au prix de l'immobilier, de nombreuses entreprises mettent en place des aides maison pour aider leurs salariés à trouver un toit.
Et aussi
Scellier : dérogations en série avant la fin de l'aide fiscale
Quelles sommes peut exiger le syndic au titre des provisions ou avances sur charges
Comment vérifier la répartition des charges de copropriété
Prêts immobiliers : les taux encore plus bas en avril
Immobilier : la baisse des prix se confirme en Ile-de-France
Quelque 70 % des actifs seraient prêts à refuser une opportunité professionnelle si cela les obligeait à un surcoût en dépenses de logement. » C'est l'un des résultats marquants d'une étude du Credoc réalisée en juin pour le compte du Medef (1). Ce rapport souligne que « le coût du logement entrave de plus en plus le recrutement, la mobilité professionnelle et même le retour à l'emploi ».
Le Credoc estime ainsi que, au cours des cinq dernières années, 500.000 personnes en recherche d'emploi (soit 11 % des chômeurs) ont effectivement renoncé à une proposition d'embauche pour ce motif. Ces difficultés à trouver un toit ont mécaniquement gonflé les demandes de logement déposées par les salariés auprès d'Action logement (l'ex-1 % logement). Créé dans les années 1950 pour procurer des habitations à loyer maîtrisé au personnel de ses entreprises cotisantes, cet organisme n'a plus les moyens de ses ambitions. Plusieurs milliers de dossiers sont en souffrance. Alors que les entreprises de plus de 20 salariés lui versaient 1 % de leur masse salariale (d'où son nom), « la cotisation versée par les 200.000 entreprises concernées n'atteint plus que 0,2 % en 2012 », souligne Jean-Pierre Guillon, président du conseil de surveillance de l'UESL-Action logement.
Même si cette organisation dispose d'un parc de 800.000 biens locatifs et attribue chaque année 70.000 logements, les listes d'attente s'allongent. Un phénomène aggravé par un budget peau de chagrin : depuis quelques années, une grande partie de la collecte est ponctionnée par l'Etat pour financer la rénovation urbaine via l'Anru et l'Agence de l'habitat. « Il nous manque 500 millions d'euros sur trois ans, soit l'équivalent de 50.000 logements neufs que nous aurions pu financer et attribuer aux salariés. En période de crise du logement, ce déficit est important », se désole Jean-Pierre Guillon.
Face à l'inefficacité du dispositif traditionnel, des multinationales comme des PME engagent de plus en plus d'actions pour faciliter l'accès au logement de leurs salariés locataires et propriétaires sous la forme d'une aide financière à l'acquisition, de réservations de logements sociaux en direct ou encore par la prise en charge de la garantie des risques locatifs (GRL). Autant de solutions innovantes, encore trop peu nombreuses pour résoudre une équation emploi logement de plus en plus complexe.
en Europe... Dans un rapport de 2011, l'OCDE relève une corrélation entre mobilité résidentielle et mobilité professionnelle :En Scandinavie, le taux de réaffectation des salariés (embauche après un licenciement) dépasse 45 %, alors que 9 % des ménages changent de lieu de résidence chaque année.
En Grèce, en Italie, en Hongrie, en Tchéquie et au Portugal, pays où la mobilité résidentielle est inférieure à 5 %, les salariés qui perdent leur emploi tardent à retrouver un poste (taux de réaffectation inférieur à 35 %).






: