|
|
|
|
|---|
Huit Français sur dix jugent la fiscalité « injuste »
| 0 Commentaire(s) |
|
|---|
Selon un sondage Viavoice-BPCE pour « Les Echos » et France Info, 37 % des Français jugent même la fiscalité actuelle « très injuste ».
La dernière vague du Baromètre Viavoice-BPCE des projets des Français, réalisé pour « Les Echos » et France Info (*), devrait renforcer la volonté des candidats de faire de la fiscalité un thème majeur de la campagne présidentielle. Car sur ce sujet, les Français les attendent de pied ferme. La fiscalité est perçue comme « injuste » par près de huit Français sur dix (79 % précisément), indique ce sondage. Elle est même jugée « très injuste » par 37 % d'entre eux.
« Ce niveau très élevé de mécontentement transcende largement les clivages politiques traditionnels, observe François Miquet Marty, directeur associé chez Viavoice. Il est révélateur de la profonde crispation de la société et confirme que la présidentielle va se dérouler dans un contexte de forte tension économique et sociale. » Si la question fiscale cristallise les inquiétudes, c'est aussi, poursuit-il, « parce qu'elle renvoie aux principaux enjeux de la campagne : le chômage, le pouvoir d'achat, les inégalités ou la juste répartition des efforts face à la crise ».
Le pouvoir d'achat inquiète
Dans ce contexte, le moral des Français continue à se dégrader. Les personnes interrogées par Viavoice pensent toujours majoritairement (54 %) que leur pouvoir d'achat va diminuer au cours des trois prochains mois et ils sont de plus en plus nombreux à envisager de dépenser moins dans les mois à venir (40 %, +4 points par rapport à décembre).
Sans surprise, les nouveaux records affichés par les prix de l'essence à la pompe nourrissent les inquiétudes. Juste derrière le poste alimentation qui demeure la première préoccupation des Français pour leur pouvoir d'achat, revient en force la question du prix de l'essence : 43 % des sondés se disent préoccupés par ce poste de dépenses, soit un bond de 12 points en deux mois. Le niveau d'inquiétude est désormais comparable à celui constaté au printemps 2011 quand le prix du pétrole flambait sous l'impact des révolutions arabes. Les craintes sur les prix de l'électricité remontent également fortement.

|


: