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Pouvoir d'achat : les Français désabusés sur le rôle des politiques
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Près de la moitié des Français ne font confiance à « personne » pour améliorer leur pouvoir d'achat, indique un sondage Viavoice-BCPE pour « Les Echos » et France Info. A sept mois de la présidentielle, le discrédit est fort sur Nicolas Sarkozy, mais l'oppostion n'en profite pas.
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Asept mois de l'élection présidentielle, les candidats sont prévenus : les Français sont extrêmement sceptiques sur leur capacité à répondre à ce qui demeure comme leur préoccupation majeure, le pouvoir d'achat. Alors que cette question risque de s'imposer, une fois encore, comme un thème phare de la campagne, 46 % des Français déclarent ne faire confiance à « personne » pour « améliorer leur pouvoir d'achat à l'avenir », indique un sondage Viavoice-BCPE réalisé pour « Les Echos » et France Info. Le discrédit est fort sur Nicolas Sarkozy, qui s'était présenté comme le président du pouvoir d'achat en 2007 : seules 10 % des personnes interrogées disent lui faire confiance. « Mais personne ne capitalise sur le discrédit du chef de l'Etat, ce qui risque de nourrir les extrêmes ou l'abstention lors de la présidentielle », observe François Miquet-Marty, directeur associé de Viavoice. Effectivement, seules 8 % des personnes interrogées font confiance « aux sensibilités politiques d'opposition » pour améliorer leur pouvoir d'achat.
Défiance généralisée
« Ayant le sentiment que leur pouvoir d'achat ne s'est pas amélioré depuis des années, les Français font un constat d'échec des politiques menées et amplifient cette défiance à l'ensemble des institutions », poursuit François Miquet-Marty. Problème, les personnes interrogées ne placent pas plus d'espoir dans les chefs d'entreprise ou les syndicats (lire ci-contre).
La fiscalité inquiète
A fin septembre, 48 % des personnes interrogées anticipaient une baisse de leur pouvoir d'achat pour les trois prochains mois, soit sept points de moins, tout de même, qu'à fin août. Un résultat inattendu dans un contexte de crise financière qui se prolonge. Le niveau d'inquiétude sur le pouvoir d'achat est désormais comparable à celui d'avril et mai. Concernant les postes de dépenses, les craintes sur le prix de l'essence refluent toujours nettement, et l'alimentation reste la première préoccupation. Mais les impôts, la santé et le gaz apparaissent comme des préoccupations croissantes.
Citée par un tiers des Français (32 % précisément), la fiscalité représente désormais le deuxième poste de dépenses qui les préoccupe le plus. Les cadres sont particulièrement inquiets sur ce point (49 %). L'augmentation des taxes sur l'alcool, le tabac, les sodas ou encore la hausse de celles sur les mutuelles annoncée dans le cadre du plan anti-déficit ne sont visiblement pas passées inaperçues.

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