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Au CROUS de Paris, des demandes d'aide en progression
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Marie-Catherine Reynaud, chargée de la vie de l'étudiant au CROUS de Paris, est formelle : « Nous recevons de plus en plus de demandes d'aide, au point que nous avons dû repenser notre fonctionnement. Mais
c'est peut-être dû au fait que nous sommes désormais mieux identifiés... »
« Nous accueillons en moyenne 400 étudiants par jour, poursuit la responsable. Chacun d'eux est un cas particulier. Ils sont parfois en grande difficulté. Certains se retrouvent à la rue du jour au lendemain, mis à la porte par leurs parents ou hébergés provisoirement chez des amis... Nous essayons, dans la mesure du possible, de leur attribuer une première aide et parfois de leur trouver un logement. »
Le CROUS utilise pour cela, depuis 2009, le Fonds national d'aide d'urgence (FNAU) qui accorde, selon les cas, une aide annuelle d'au maximum 460 euros ou un soutien ponctuel plafonné à 1.500 euros.
La forte hausse des loyers met en difficulté beaucoup d'étudiants : c'est le premier motif de leur démarche. Mais ce n'est pas le seul. « Depuis quelques années, la progression du nombre de familles recomposées ou éclatées crée parfois des situations très difficiles. » Le CROUS reçoit aussi de nombreux étudiants étrangers : ils représentent 36 % des demandes d'aide. « Beaucoup d'entre eux ne se rendent pas compte du coût de la vie à Paris. Certains, même boursiers, n'ont plus un sou en poche quand ils viennent nous voir. Quelques-uns débarquent même avec leurs valises. D'autres nous disent qu'ils n'ont pas mangé depuis deux jours... »
Reste qu'il ne faut pas noircir le tableau à l'excès. « Ne viennent ici que les étudiants qui ont des problèmes, les plus fragilisés. Ils ne sont pas représentatifs de la majorité. » A noter aussi que beaucoup d'étudiants aidés par le CROUS ne viennent pas de milieux défavorisés : 58 % d'entre eux ne sont pas boursiers.

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