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Les livrets préférés à l'assurance-vie
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Les chiffres du deuxième semestre 2011 confirment une préférence des Français pour les livrets d'épargne.
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Les chiffres donnent raison aux sondages. En 2011, les Français se sont plutôt orientés vers les produits d'épargne tels que les livrets plutôt que vers les produits d'assurance-vie. La tendance a commencé à se faire sentir au deuxième semestre. Ainsi, l'assurance-vie a subi une décollecte cumulée de 6,4 milliards d'euros entre septembre et novembre 2011. Elle est toutefois toujours en tête des placements les plus détenus par les Français avec un encours de 1.370 milliards d'euros, en hausse de 3 % par rapport à novembre 2010.
A l'inverse, les dépôts sur le Livret A ont connu une croissance ininterrompue pendant un an. C'est seulement en novembre qu'ils ont commencé à baisser. Un essoufflement assez classique à cette période de l'année. Les retraits ont dépassé les dépôts d'à peine 40 millions d'euros sur le mois de novembre, à rapporter aux 211,9 milliards d'euros mobilisés sur le Livret A. Selon le sondage TNS Sofres pour La Banque Postale et « Les Echos », pour plus de la moitié des Français, le Livret A continue d'être le produit privilégié, que ce soit en termes de placements réalisés ou d'intentions à court terme.
Multiplication des campagnes
Enfin, du côté des livrets d'épargne soumis à l'impôt, la croissance des encours sur un an s'élève à 21 %, à 605 milliards d'euros. Les banques ont multiplié les campagnes pour promouvoir leurs livrets de placement maison. Pourquoi ? Bien sûr, elles prennent acte du fait que la chute des marchés conjuguée à la crise de la dette rend les épargnants prudents. Mais, en parallèle, elles cherchent à gonfler le volume de leurs dépôts clientèle afin de respecter de nouvelles exigences réglementaires en matière de liquidité et de fonds propres. Or le gonflement de ces dépôts est plus avantageux pour la banque s'il s'agit de livrets d'épargne ou de dépôts à vue plutôt que d'assurance-vie, qui n'entre pas dans le bilan des établissements.
L'assurance-vie a donc vu son statut changer cette année dans les réseaux bancaires qui représentent près de 60 % de sa distribution. D'un produit d'épargne systématiquement proposé aux clients, elle est devenue un produit que le client doit lui-même réclamer...

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