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L'appétit des ménages pour le crédit au plus bas
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A 49,4 %, le taux de détention des crédits aux ménages s'est stabilisé en 2011 à son plus bas niveau depuis quinze ans selon le dernier rapport de l'Observatoire des crédits aux ménages. La prudence est de mise et l'endettement déjà élevé.
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La crise se fait plus que jamais sentir sur le crédit. Selon le 24e rapport de l'Observatoire des crédits aux ménages, les intentions de recourir à un crédit au cours du premier semestre 2012 sont au plus bas.
L'enquête menée en novembre 2011 auprès de 13.000 ménages montre que seuls 4 % d'entre eux envisagent de souscrire un crédit immobilier dans les prochains mois. « Jamais, depuis sa création, l'Observatoire n'avait eu à connaître une aussi grande prudence de la part des ménages », souligne le rapport. Au plus bas également, les intentions de souscrire un crédit à la consommation ne concernent que 3,6 % des ménages. Un an plus tôt, ils étaient encore respectivement 4,8 % et 4,1 % à afficher leur intention de souscrire un crédit dans le semestre. « C'est d'un repli sans précédent de la demande dont il s'agit et, depuis 2007, les intentions de souscription ont reculé de l'ordre de 30 % », note encore le rapport. Le taux de détention de crédit par les ménages est, lui, ressorti quasi inchangé en 2011, à 49,4 %. Mais il campe, comme en 2010, sur son niveau le plus bas depuis quinze ans. En 1995, il avait atteint un plancher, à 49,1 %.
Endettement record
La prudence des ménages face au crédit n'a rien de surprenant. D'abord, l'environnement économique reste peu favorable, et dans ce contexte, la proportion de ménages qui estiment que leur situation financière s'est dégradée est en hausse, qu'ils soient ou non déjà détenteurs d'un crédit. Ensuite, leur niveau d'endettement reste à des niveaux records. Selon les dernières données disponibles de la Banque de France, l'encours de dette porté par les ménages était à fin juin 2011, à son plus haut historique, à 55,3 % du PIB et surtout 80,2 %du revenu disponible brut. Dans le détail, le crédit à la consommation a continué en 2011 à subir l'impact de la loi Lagarde. Le taux de détention de ces crédits est resté stable, à 30,2 %, en dépit d'une nette érosion de la diffusion des cartes de magasin (6,3 % des ménages contre 13,6 % il y a dix ans) et des crédits contractés directement sur le lieu de vente. Les banques et les organismes de crédit en ont tiré profit puisque 20,4 % des ménages ont contracté des crédits consommation directement auprès de ces établissements, contre 19,7 % fin 2010. La tendance à recentrer l'usage des prêts à la consommation sur des investissements durables (voiture, amélioration du logement) plutôt que d'y recourir pour financer la consommation courante ou le paiement des impôts se confirme.
Le taux de détention des crédits immobiliers s'est de son côté inscrit en légère progression, à 31 %, contre 30,5 % en 2010. Pour la deuxième année consécutive, les annonces de modifications des dispositifs fiscaux d'incitation à la propriété ont un impact sensible sur l'évolution des prêts immobiliers. Ainsi, après un bon début d'année et un fléchissement durant l'été, l'activité est repartie à l'automne suite à l'annonce de la refonte du PTZ+ et surtout de l'extinction du dispositif Scellier, programmée pour 2012.

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