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Bruxelles veut doper les moyens de paiement électroniques
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La Commission européenne a lancé une consultation sur les paiements par carte, par Internet ou par téléphone mobile, dans le cadre d'un Livre vert. Bruxelles veut renforcer la transparence des frais facturés et envisage de remettre la question des commissions d'interchange sur la table.
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Le consommateur européen est loin de bénéficier de conditions optimales quand il doit procéder à un paiement par carte, par Internet ou par son téléphone mobile. Ce constat est à l'origine de la consultation lancée hier auprès de l'industrie dans le cadre d'un Livre vert. Le marché des moyens de paiement électroniques « est encore trop fragmenté, et nous voulons nous y attaquer notamment pour faciliter les paiements par mobile », a expliqué hier Michel Barnier.
Le commissaire européen au Marché intérieur se désole que l'Europe ait pris du retard par rapport à des pays comme les Etats-Unis, le Japon ou la Corée, et rêve d'un continent où seraient généralisés « le règlement d'un stationnement automobile par SMS, ou le fait de scanner ses courses dans une épicerie par son téléphone mobile... »
Pourquoi un tel retard ? Le diagnostic de Joaquin Almunia, le commissaire à la Concurrence, est abrupt. « Des systèmes de paiement inefficaces au sein de l'Union européenne ont augmenté les coûts de transaction, ont miné la compétitivité globale de l'économie européenne et ont limité son potentiel de croissance », a estimé le commissaire à la Concurrence.
Bruxelles a identifié quatre enjeux clefs pour cette consultation. Il s'agira d'abord de s'attaquer « aux trop nombreuses barrières à l'entrée du marché, à l'absence de standards communs en Europe et aux restrictions qui empêchent d'utiliser certains moyens de paiement de façon transfrontalière », a expliqué Michel Barnier. Cela doit permettre de renforcer la concurrence et d'atténuer« la domination actuelle du marché des cartes de paiement par les deux systèmes de carte internationale existants », selon le document de travail de la Commission. L'exécutif européen milite également pour une plus grande transparence des coûts pour le consommateur. « Les frais facturés sont jugés excessifs et opaques », a souligné le dirigeant français. La question des commissions d'interchange devrait du coup revenir sur la table.
Incitation à l'innovation
Enfin les deux autres enjeux de cette plus grande intégration du marché des paiements électroniques sont une incitation à l'innovation -le fameux SMS qui permet de payer le parcmètre -et une sécurité de paiement accrue pour les consommateurs.
Les acteurs de l'industrie ont jusqu'au 11 avril prochain pour se manifester auprès de la Commission, et participer à la consultation. « Nous agirons à la lumière des réponses que nous aurons reçues », a précisé Michel Barnier.
Ce Livre vert s'inscrit dans une démarche plus globale de la Commission européenne, qui veut favoriser le commerce électronique. L'objectif affiché est de doubler le volume du commerce en ligne en Europe d'ici à 2015.
BUREAU DE BRUXELLES
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