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Poursuite des rachats sur toutes les catégories d'OPCVM
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En octobre, la gestion collective française a continué de pâtir de rachats relativement élevés, selon les statistiques d'Europerformance SIX Telekurs. Ils se sont élevés à 7,5 milliards d'euros, répartis dans toutes les catégories : - 2,8 milliards pour les fonds de trésorerie, - 1,6 milliard pour les diversifiés, - 1,3 milliard pour les actions, - 1,2 milliard pour les obligataires, - 0,4 milliard pour les fonds garantis ou à formule et - 0,2 milliard pour la gestion alternative.
Au sein de chaque classe d'actifs, quasiment toutes les sous-catégories ont été affectées, puisque seules quatre ont bénéficié de souscriptions (dont trois de façon symbolique) : 0,7 milliard pour les fonds de trésorerie dynamiques, 0,1 milliard pour les fonds d'emprunts à haut rendement, 0,05 milliard pour les fonds d'actions sectorielles (qui concernent en particulier l'or), et 0,02 milliard pour les fonds monétaires non libellés en euros.
Grâce au rebond enregistré par les fonds actions, l'encours global de la gestion collective française parvient quand même à grappiller 0,6 %, à 739 milliards. Ce montant reste inférieur de 12,3 % à celui constaté fin 2010 (- 18,8 % pour la gestion alternative, - 18,7 % pour les actions, - 15,3 % pour les obligations, - 13,2 % pour les diversifiés, - 9,1 % pour les garantis ou à formule et - 7,9 % pour les monétaires).
L'avis d'Investir
Cette désaffection persistante témoigne du désarroi des investisseurs qui ne savent plus où investir. En effet, les classes d'actifs sûres (monétaires et emprunts d'Etat bien notés) ne rapportent pas grand chose alors que les actifs risqués rémunèrent bien le risque, mais souffrent d'une absence totale de visibilité. Les timides souscriptions observées sur les obligations à haut rendement constituent cependant un motif d'espoir : quand la baisse a été trop forte, les investisseurs cessent de vendre, voire commencent à se réintéresser à la classe d'actifs dépréciée. Cela pourrait être le cas pour les actions avec un recul supplémentaire de l'ordre de 10 %.

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