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OBER : Les marges résistent, croissance externe en vue
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- Objectif : 16 €
L'analyse (Investir)
Ober, société spécialisée dans les panneaux décoratifs en bois haut de gamme, a publié ce 21 octobre ses comptes pour le premier semestre de l’exercice 2009, clos fin juin.Les résultats sont, bien évidemment, marqués par un repli net du chiffre d’affaires. A 13,9 millions d’euros, il est en baisse de 12% par rapport au premier semestre 2008. La marge brute s’est maintenue (à 68,4%, contre 69,4%), mais la marge d’exploitation est en baisse (12% contre 16%), en raison d’effets de déstockage. Au final, la marge nette s’est relativement bien tenue, à 8,4%. Elle était à 10,8% il y a un an.
Pour les neuf premiers mois de l’exercice, le repli du chiffre d’affaires est de 17,3%, à 19 millions d’euros. Le troisième trimestre a été difficile (-27%), en raison d’un mois d’août particulièrement morose. Le quatrième trimestre devrait être « dans la droite ligne » des neuf premiers mois de l’exercice. Etienne de la Thébaudière, le président directeur général d’Ober, s’attend donc « à une baisse de 15 à 20% des ventes pour l’exercice ». Le groupe arrivant en fin du cycle de construction, il est entré dans la crise plus tardivement que nombre de sociétés du secteur et ne devrait pas bénéficier d’effets de base favorables pour la fin de l’année.
Etienne de la Thébaudière fait cependant valoir que le groupe a su s’adapter en abaissant significativement ses charges. De ce point de vue, il y a « encore de la flexibilité dans les coûts , notamment chez Marotte ». Pour l’année, nous estimons que la marge nette ne devrait pas descendre en-dessous de 7,5%.
Le deuxième trimestre 2010 pourrait marquer un rebond ; Etienne de la Thébaudière constate que la crise a mis hors course deux grands concurrents du groupe, qui ont cessé leur activité de panneaux de bois stratifié. Cela devrait se traduire par des reprises de parts de marché par Ober. L’un de ces concurrents étant très actifs aux Etats-Unis, la répartition géographique des ventes de la société devrait être modifiée en 2010. Les facturations sur ce territoire se renforceront probablement.
Après plusieurs mois de recherche pour la réalisation d’une opération de croissance externe, le groupe a par ailleurs annoncé être en négociations avancées avec un de ses actuels partenaires commerciaux « pour la mise en place d’une coentreprise dans laquelle il détiendrait 60% des parts. »
La cible, les actifs et le fonds de commerce d'une société spécialisée dans la transformation du bois, a réalisé en 2008 un chiffre d’affaires de l’ordre de 15 millions d’euros, assorti d’une marge nette de l’ordre de 10%, qui devrait être maintenue avant imputation des amortissements. Ceux-ci pourraient être lourds pendant 2 ou 3 exercices, mais l’opération demeurerait tout de même bénéfique au BNPA d’Ober. D’importantes synergies sont attendues.
L’opération devrait être réalisée sans appel au marché, selon Etienne de la Thébaudière. Ober, fort d’une trésorerie nette de dette de 1,9 million d’euros et d’une excellente notation financière, ne semble pas rencontrer de problèmes de financement auprès de ses banquiers.
Le cours au moment du conseil : 14.36 €

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