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BIONERSIS : Le titre flambe après les résultats semestriels
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L'analyse (Investir)
Bionersis flambe encore de 14% en Bourse, après s’être envolé de 36%, après ses résultats semestriels.
Bien que toujours en perte, le résultat net retraité des éléments non récurrents (charges de restructuration en Amérique Latine essentiellement) et des effets de change de cette société qui fait de la lutte contre le réchauffement climatique un commerce s’améliore au premier semestre. Celui-ci passe ainsi de -218.000 euros à -195.000 grâce à un doublement du chiffre d’affaires (+127%, à 1,1 million).
Bionersis, qui gagne de l’argent grâce à la fermentation des ordures dans les décharges dont il récupère le méthane, 21 fois plus nocif pour l’effet de serre que le gaz carbonique, a vendu 98.000 crédits carbone sur la période (+106%), à un prix moyen d’environ 10 euros (contre 12 euros l’an dernier, tout en produisant 159.000 (+161%), un niveau proche des 167.000 produits sur l’ensemble de l’exercice passé. De bon augure pour l’avenir alors que la production à fin juin ne reflète que partiellement la capacité du portefeuille installé, plusieurs projets étant en phase de montée en puissance.
Le groupe, qui a conclu au troisième trimestre de nouveaux contrats de vente à terme de crédit carbone avec EDF Trading et CDC Climat, poursuit le développement de ses réserves de biogaz avec l’enregistrement de la décharge de Batam (Indonésie). Trois nouveaux projets sont également en cours d’enregistrement (Tucuman en Argentine, Los Angeles au Chili et Penang en Malaisie).
Les unités (Mécanisme de développement propre) de récupération et de destruction du méthane génèrent des certificats (CER pour Certified Emission Reduction) vendus sur le marché carbone aux entreprises « polluantes » soumises à quotas des pays signataires du protocole de Kyoto ou à ses partenaires industriels dépassant leurs quotas de CO2.
En outre, conformément aux annonces faites à la fin de l’année 2010, Bionersis a initié au premier semestre le développement de projets en phase II (production d’énergie à partir de biogaz) et a constaté à ce titre une charge de 323.000 euros.
« Si le groupe possède un certain nombre de projets potentiels, le rythme de leur signature s’avère moins rapide qu’anticipé », nuance toutefois Gilbert Dupont.
Le secteur est porteur, la question environnementale étant désormais incontournable. Achat spéculatif confirmé.
Le cours au moment du conseil : 3.26 €

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