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LDC : Le numéro un français de la volaille attend un bon second semestre
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Les faits
Numéro un français de la transformation de volaille, le groupe sarthois a grandi par acquisitions, dont celles, voilà deux ans, de Maître Coq et Marie, une marque qui a renforcé l'activité traiteur.
L'analyse (Investir)
La flambée des prix des matières premières, dont les céréales qui composent l'alimentation des volailles, ont dégradé les résultats de LDC au premier semestre (mars-août), les surcoûts ayant pesé pour 77 millions d'euros. Les augmentations de tarifs, de 9 % globalement pour le pôle Volaille, ont joué favorablement sur le chiffre d'affaires, en progrès de 9,2 %, à 1,34 milliard d'euros, mais leur plein effet sur la rentabilité ne sera visible qu'au second semestre. Aussi le bénéfice opérationnel s'est-il contracté de 32,4 %, à 32,3 millions, la marge revenant de 3,9 % à 2,4 %. La division Traiteur, qui a creusé sa perte à 4,5 millions, a été handicapée par la quasi-impossibilité de faire accepter des hausses de prix à la grande distribution et par la relance commerciale de la marque Marie, dont certains produits rénovés commencent toutefois à regagner des parts de marché. Cette activité de traiteur devrait diviser sa perte par deux sur l'exercice entier grâce à des gains de productivité. Pour ce second semestre, Denis Lambert, président de LDC, est au demeurant bien plus optimiste, se fondant aussi sur la disparition du foyer de pertes espagnol et sur une consommation de volaille bien orientée. Le bénéfice opérationnel annuel est attendu « à plus de 80 millions », un montant proche des 88 millions de 2010-2011 et supérieur au consensus des analystes financiers.
Le handicap des matières premières a commencé à s'estomper et la situation de Marie à s'améliorer. Nous redevenons positifs sur la valeur qui présente une bonne résistance dans les marchés actuels. Viser 90 €.

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