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RUBIS : Le groupe a traversé la crise sans encombre
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La crise n’a pas eu d’impact sur Rubis, qui profite d’une tendance toujours positive sur les produits pétroliers.
L'analyse (Investir)
Rubis a traversé l’année 2009 sans encombre. Le groupe a enregistré à la fois une hausse des volumes vendus et une croissance de sa rentabilité. Les premiers ont progressé de 8 % dans les deux activités du groupe, le stockage de produits liquides et la distribution de GPL (bouteilles de butane et de propane). « Cette avance démontre à nouveau la faible exposition du groupe aux turbulences de la conjoncture économique », se félicite la direction. Le résultat brut d’exploitation s’est amélioré de 15 % à 111,8 millions d’euros, là où le consensus établi par FactSet tablait sur 98,1 millions. Le profit net (part du groupe) s’est parallèlement apprécié de 11 % à 47,2 millions (47,3 millions anticipés par le consensus). Déjà connu, le chiffre d’affaires a reculé de 20 % à 951,9 millions d’euros mais des signes d’amélioration ont été constatés au quatrième trimestre.
L’exercice 2009 a été très dynamique pour Rubis, qui a signé un certain nombre de contrats, comme celui dans le GPL à Madagascar. Le groupe a racheté des actifs de Shell et de Total en Corse et il contrôle, depuis la mi-février, l’intégralité du capital de Frangaz suite à l’acquisition des 50 % détenus par BP. Le terminal de Rotterdam, aux Pays-Bas, dont l’activité a débuté en mai 2008, monte en puissance. Quant à celui d’Anvers, en Belgique, il est en construction et sa mise en exploitation est attendue en 2010. 33 millions d’euros, soit plus d’un tiers des investissements, ont été consacrés aux nouveaux terminaux l’an dernier. Rubis ne compte pas en rester là en 2010. Le groupe entend saisir les opportunités de croissance externe que la crise a fait naître. Des développements qu’il a les moyens de financer. Son ratio d'endettement net sur fonds propres s’élevait à fin décembre 2009 à 36 %.
Fort de ces résultats et confiant dans l’avenir, Rubis proposera lors de l’assemblée générale du 10 juin le versement d’un dividende en hausse de 8 % à 2,85 euros par action. Au cours de 59,90 euros, il offre un rendement de 4,75 %.
L’exercice 2009 s’est soldé par une nouvelle croissance des profits. Et le groupe ne devrait pas s’arrêter là. La direction est sereine pour 2010. Nous lui renouvelons notre confiance. Achat.
Le cours au moment du conseil : 59.9 €





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