Lagarde veut que les banques financent la supervision du secteur
PARIS, 18 octobre (Reuters) - La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, juge "logique" de demander aux banques françaises d'assumer les frais liés à la supervision de leur secteur sans toutefois "plomber" le système bancaire.
"Il n'est pas question de prendre une mesure à caractère national qui plomberait le système bancaire français", a-t-elle déclaré dans une interview à paraître lundi dans Les Echos.
Christine Lagarde estime néanmoins "logique" de leur demander "d'assumer les frais liés à la supervision" du secteur.
Elle annonce qu'elle sera "très vigilante" en ce qui concerne les rémunérations des opérateurs bancaires pour la France après la forte hausse à Wall Street, qui l'a "choquée".
Alors que débute mardi l'examen du projet de loi de Finances 2010, la ministre de l'Economie s'est déclarée opposée à un amendement socialiste voté par la commission des finances de l'Assemblée nationale qui relève de 10 % l'imposition des bénéfices des banques.
Elle reconnaît que "la place de l'Etat dans l'économie s'est très certainement accrue" avec la crise, comme l'illustre le rapport annuel sur l'Etat actionnaire.
Alors que le portefeuille de participation de l'Etat a chuté de 24 milliards d'euros en un an, les dividendes perçus devraient atteindre 4,9 milliards d'euros cette année, contre 5,6 milliards en 2008, explique-t-elle.
(Yves Clarisse)

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