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ALES GROUPE : La société sacrifie ses marges au profit de la croissance
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Alès Groupe a décidé de donner la priorité à la croissance, quitte à sacrifier ses marges. Le petit groupe de cosmétiques prévient que ses résultats 2010 seront en forte baisse. Le chiffre d’affaires a, pour sa part, progressé de 5,1 % à 173 millions d’euros.
L'analyse (Investir)
Alès Groupe donne la priorité à la croissance, quitte à sacrifier ses marges. Pour capter de nouveaux clients, le petit groupe de cosmétiques, connu pour ses marques de produits capillaires Phyto et de dermo-cosmétique Lierac, a entrepris dès 2010 un redéploiement commercial, qui a impliqué une réorganisation des forces de ventes et une intensification des investissements en communication. Conséquence : « des dotations de provisions exceptionnelles, destinées à couvrir les coûts inhérents à la refonte complète » des lignes de produits seront passées. Et feront chuter la rentabilité.
Guillaume Cuvillier, analyste financier chez Gilbert Dupont, abaisse aujourd’hui ses estimations de résultats. Il table désormais sur un bénéfice opérationnel courant en repli de 34,7 % à 8,1 millions d’euros, contre 11 millions espérés jusqu’à présent et 12,4 millions en 2009. Le profit net devrait reculer de près de 25 % à 5,2 millions (7 millions attendus auparavant), selon les calculs de M. Cuvillier. Pour 2011, il anticipe un résultat opérationnel courant de 13,2 millions et un bénéfice net de 8,6 millions.
Le plan de relance d’Alès Groupe doit permettre de doper les ventes. Un début de reprise a d’ailleurs été observé au deuxième trimestre 2010 et il s’est poursuivi, en dépit d’un effet de comparaison défavorable. Stables au premier trimestre (+ 0,3 %), les ventes ont augmenté de 6,1 % au deuxième, de 7,4 % au troisième et de 6,9 % au dernier quart de 2010. Sur l’ensemble de l’année, elles s’élèvent à 173 millions d’euros, en hausse de 5,1 % et de 4,2 % à taux de change constants. L’activité a bénéficié d’une bonne dynamique de croissance en France (+ 9 % à 70,5 millions d’euros) sur l’ensemble des produits capillaires, cosmétiques et parfums, ce qui prouve la pertinence des actions marketing. A l’international, la situation a été plus contrastée. Des déstockages en Italie et une réorganisation au Royaume-Uni ont freiné l’activité. Elle s’est en revanche bien comportée dans les autres filiales européennes et a fortement rebondi au Proche-Orient grâce à des commandes « exceptionnellement élevées ».
Après des ventes partielles en octobre, nous conservons le titre. Le dossier revêt en outre un aspect spéculatif.
Le cours au moment du conseil : 15 €

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