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GROUPE PARTOUCHE : La conjoncture reste difficile pour l’exploitant de casinos
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>L’exploitant de casinos Groupe Partouche a annoncé hier, après Bourse, avoir réalisé un chiffre d’affaires de 115,8 millions d’euros au premier trimestre de l’exercice 2009-210, en baisse limitée de 0,8 %.
Si cette évolution peut sembler, en première lecture, satisfaisante dans le contexte actuel, elle apparaît plus mitigée en y regardant de plus près. Première raison : le produit brut des jeux en France, qui reflète l’activité proprement dite des casinos, a reculé de 7,5 %, ce qui témoigne de difficultés persistantes dans le secteur alors même que la base de comparaison est plutôt favorable. Le produit brut de Groupe Partouche avait baissé de 17 % au premier trimestre 2008-2009. Deuxième raison : le produit intègre cette année la contribution du casino du Palais de la Méditerranée à Nice, dont Groupe Partouche a acquis 75 % du capital auprès de la Société du Louvre en échange de 25 % des murs du Palais et de l’Hôtel de la Méditerranée. En faisant abstraction de cette opération, le produit brut des jeux réalisé en France accuse une baisse plus prononcée de 10 %.
L’interdiction de fumer dans les lieux publics explique en partie la morosité de l’activité. En vigueur en France le 1er janvier 2008, elle s’applique depuis le début de l’année en Suisse. Conséquence, le produit brut des jeux réalisé à l’étranger a reculé de 6,7 % au premier trimestre, dont – 18,3 % en Suisse.
Du côté des bonnes nouvelles – il y en a - , Partouche Interactive, qui développe, exploite et commercialise une offre de jeux d'argent pour le web, la télévision et le mobile, a vu son chiffre d’affaires doubler entre novembre et janvier grâce à sa filiale à Gibraltar et au développement du site Internet. Par ailleurs, l’abaissement de la fiscalité intervenu en août 2009 permet de limiter à 2 %, à 89 millions, la baisse du produit net des jeux consolidé.
La dynamique commerciale reste donc particulièrement affectée, mais la direction précise que l’application du nouveau barème de prélèvement permettra de maintenir la rentabilité opérationnelle courante, ce qui est plutôt rassurant. Quant à l’endettement, il n’a pas connu d’évolution significative depuis fin octobre 2009. A cette date, la dette financière nette s’élevait à 422 millions d’euros, pour 326,3 millions d’euros de fonds propres. A titre de comparaison, la capitalisation boursière s’élève à 103,4 millions d’euros.





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