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GUYENNE GASCOGNE : Effervescence autour de Guyenne et Gascogne
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OPA : Révélées par « Le Figaro », des discussions seraient en cours entre Carrefour et son grand franchisé dans le sud-ouest de la France et en Espagne.
L'intérêt, avec les « serpents de mer », c'est qu'ils finissent un jour ou l'autre par sortir la tête de l'eau ! Ainsi, les rumeurs récurrentes d'une OPA de Carrefour sur son franchisé Guyenne et Gascogne, que nous avions évoquées dans le dossier OPA de notre précédent numéro (Investir-Le Journal des Finances n° 1978), pourraient bientôt devenir réalité : mercredi, à l'ouverture, l'action Guyenne et Gascogne s'envolait jusqu'à toucher un plus-haut de 100 €, avant de finalement clôturer à 85 €, en hausse de 4,3 %. Le Figaro venait, en effet, de révéler des discussions entre Carrefour et son premier franchisé, Guyenne et Gascogne. La direction de ce dernier devait confirmer dans la journée l'existence de pourparlers entre les deux sociétés.
Trois raisons militent en faveur d'une offensive de Carrefour. D'abord, pour éviter que Guyenne et Gascogne ne quitte le giron du groupe et choisisse une autre enseigne (Auchan), comme il avait failli le faire il y a trois ans. Selon CM-CIC, le contrat de franchise vient à échéance fin 2012, mais il est habituel de le dénoncer un an auparavant.
Ensuite, la famille Beau, premier actionnaire de Guyenne et Gascogne avec 21,32 % du capital et 33,11 % des droits de vote, sera libre de vendre ses titres à partir du 15 décembre (elle était liée précédemment par un pacte d'actionnaires).
Enfin, les membres de la direction du franchisé sont proches de l'âge de la retraite : le président, Bertrand de Montesquiou (gendre de Micheline Beau), est âgé de 64 ans et le directeur général, Jean Boutsoque, de 70 ans.
Reste à effectuer une opération qui satisfasse les deux parties, et c'est là que les choses se compliquent. En effet, même si Guyenne et Gascogne n'est actuellement valorisé en Bourse qu'à 584 millions d'euros, une somme relativement modeste au regard du poids de Carrefour qui capitalise 12,3 milliards d'euros, il s'agit pour la société de ne pas alourdir son bilan par une offre trop généreuse. Selon les analystes, la filiale Sogara, détenue à parité avec Carrefour, ne sera pas très facile à valoriser car sa rentabilité s'est nettement dégonflée depuis dix ans.
OPE ou offre en cash
Si une OPE semble une bonne solution pour Carrefour, ce qui lui éviterait de toucher à ses liquidités, une offre en cash pourrait davantage séduire les actionnaires de Guyenne et Gascogne. En effet, le parcours de l'action Carrefour n'a guère été un succès jusqu'à présent. Selon les analystes, les ratios de valorisation entre le groupe et son franchisé sont tellement différents (Guyenne et Gascogne vaut 1 fois le chiffre d'affaires et 23 fois le résultat attendu en 2012, contre 0,16 fois les ventes et 11 fois le bénéfice net attendu en 2012 pour Carrefour) que la fourchette de parité d'échange pourrait être très large : de 3 à 5 actions Carrefour par titre Guyenne et Gascogne.

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