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DASSAULT AVIATION : Des résultats 2009 en baisse mais supérieurs aux attentes
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Les faits
Dans un environnement difficile, Dassault Aviation a dégagé en 2009 un bénéfice net en baisse, à 315 millions d'euros contre 373 millions d'euros en 2008 (-15,5%). Il intègre la quote-part de résultat net des sociétés mises en équivalence (-6,9 millions) et l’amortissement lié à l’allocation du prix d’acquisition de Thales (-58,6 millions).
Le résultat opérationnel s’est également contracté sur la période, passant de 434 millions en 2008 à 393 au cours de l’exercice passé (-9,4%), pour un chiffre d’affaires en repli de près de 9%, à 3,42 milliards d’euros. Le taux de marge ressort donc à 11,5%.
Le groupe a livré au cours de l’exercice passé 77 avions d’affaires Falcon et 14 avions militaires Rafale. Il a par ailleurs enregistré une commande de 60 Rafale. Les annulations de Falcon se sont élevées à 163 appareils, dont 65 annulations de la part de NetJets pour les avions livrables après 2014. NetJets a toutefois confirmé son partenariat avec Dassault et devrait, selon l’évolution du marché, les commander plus tard. En conséquence, le carnet de commandes de Dassault ressortait à fin 2009 à 12,32 milliards d'euros, contre 17,06 milliards au 31 décembre 2008.
Malgré des résultats en repli, le constructeur d’avions entend verser un dividende de 8,8 euros par action, en hausse de 3 euros. Selon la société, le dividende est revenu à un niveau plus normal après avoir été réduit l'an dernier pour tenir compte de la récession.
Pour 2010, Dassault Aviation qui a vu sa trésorerie fondre de 55% à 1,98 milliard d’euros en 2009, prévoit un chiffre d’affaires stable et des résultats qui devraient légèrement se dégrader. En termes de livraison, 80 Falcon (dont 25 à 30 7X) devraient être livrés ainsi que 11 Rafale.
L'analyse (Investir)
Les comptes 2009 de Dassault Aviation ont été pénalisés par le recul des facturations dans la défense et un tassement de l’activité particulièrement brutal dans l’aviation d’affaires. Toutefois, les chffres publiés ressortent supérieurs aux attentes de CM-CIC Securities qui tablait sur un bénéfice net de 269,2 millions d’euros et sur un bénéfice opérationnel de 370,2 millions. Le dividende qui sera proposé au vote lors de la prochaine assemblée générale s’inscrit également au-dessus des estimations de l’analyste.
Malgré la fonte de sa trésorerie, imputable à l’acquisition des titres Thales pour environ 2 milliards d’euros, les fondamentaux restent solides.
L’environnement devrait rester difficile en 2010. Dans une note parue ce jour, CM-CIC Securities juge par conséquent que « le marché militaire reste donc primordial pour le groupe, et notamment le marché à l’export. A court et moyen terme, [le cabinet d’études] estim[e] que le principal catalyseur sera donc la signature éventuelle du premier contrat export pour le Rafale (Brésil ou Émirats Arabes Unis) ». Les EAU pourraient en effet remplacer la soixantaine de Mirage 2000 par des Rafale à partir de 2013.
Dans cette région mouvementée, les émiratis entendent rester à la pointe de la technologie militaire mais souhaitent que Dassault Aviation, seul candidat en lice, dote les Rafale d’une motorisation plus puissante. Quant au Brésil, les transferts de technologies consentis par la France devraient jouer en faveur du Rafale.
Jusqu’à maintenant l’avion militaire du groupe, confronté à la concurrence acharnée des constructeurs américains, peine à l’export. L'Etat français est actuellement le seul client majeur du groupe pour le Rafale.
Dans l’hebdomadaire du 27 février, nous avions procédé à des ventes partielles. Au cours de 555 euros, après un achat en date du 30 mai 2009, nous avons engrangé une plus-value de 43%. Nous conserverons le solde dans l’attente de nouvelles informations sur la vente de Rafale à l’export. Malgré un environnement qui reste difficile, les fondamentaux du groupe restent solides.
Le cours au moment du conseil : 546.02 €

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