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PUBLICIS GROUPE SA : Bon début d’année
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- Objectif : 45 €
L'analyse (Investir)
Une réunion d’information financière vient de se tenir au siège de Publicis sur les Champs Elysées, après la publication des comptes annuels. Une question a porté sur le dividende, seulement maintenu à 0,7 € par action, soit une nouvelle baisse du taux de distribution à 23,6 %, contre 26,9 % au titre de 2010 et 30,2 % il y a deux ans. Le président du directoire, Maurice Lévy, a répondu avoir hésité sur une augmentation du dividende. Il a été tenu compte de l’incertitude sur les intentions de l’actionnaire japonais Dentsu de vendre ses actions ou pas. Le groupe préfère être prêt pour les racheter tout en attendant d’y voir plus clair sur la conjoncture avant de trop augmenter l’endettement. La dette nette moyenne a encore baissé l’an passé pour descendre à 465 millions d’euros (-24 %, et -50 % en deux ans), soit seulement 0,45 fois l’excédent brut d’exploitation. En matière d’acquisitions ciblées, une enveloppe de l’ordre de 500 millions est prévue cette année, après 600 millions en 2011 (un peu moins de 300 millions hors Rosetta).
Une autre question a porté sur l’écart à prévoir entre la croissance à périmètre et taux de change constant et celle du marché de la publicité. Cet écart a été de l’ordre de 2,2 points en 2011, soit + 5,7 % pour Publicis contre une estimation de + 3,5 % pour le marché. Cette année, Publicis prévoit pour l’instant une croissance du marché de 4,6 % à 4,7 %, grâce à l’effet des Jeux Olympiques et de la Coupe d’Europe de football, mais aussi au fait que les annonceurs ne coupent que de manière plutôt mesurée leurs budgets publicitaires, pour ne pas perdre de parts de marché dans un monde devenu hyper-compétitif. Maurice Lévy a exprimé sa conviction que la surperformance de Publicis devrait se maintenir à l’avenir entre 200 et 300 points de base, mais sans pouvoir encore à ce stade l’assurer pour 2012. Le dirigeant s’est quand même montré « rassuré par un bon début d’année ».
Aux questions sur la marge d’exploitation, annoncée stable à 16 % en 2012 (la meilleure du secteur), il a été indiqué qu’il fallait compter avec les recrutements de compétences dans le domaine de la communication numérique. Le groupe a choisi de continuer en 2012 à investir ainsi, d’assumer des coûts supplémentaires exceptionnels pour poursuivre sa transformation. Et ce dans un contexte de pression sur les prix. Il a tout de même été indiqué que, désormais, la marge des activités numériques (30,6 % des revenus) commence à être en ligne avec la moyenne du groupe. Elle l’est aussi dans les pays émergents. De plus, les acquisitions n’ont plus d’effet dilutif à court terme sur la marge, comme c’était le cas dans le passé.
C’est l’Europe qui pèse sur la marge, particulièrement des pays comme la Grèce, l’Italie et l’Espagne. La croissance organique s’est limitée à 4,8 % l’an passé en Europe, contre 5,9 % aux Etats-Unis. En 2012, les revenus devraient rester en croissance en Europe, même si le marché baisse.
Maurice Lévy a donné la parole à Jean-Yves Naouri, souvent cité comme un possible successeur, pour un exposé sur le développement, dont il a la responsabilité, dans les pays à forte croissance. L’objectif de réaliser 25 % des revenus dans ces zones géographiques a été dépassé au quatrième trimestre 2011 (25,9 %). La proportion a été de 24,3 % sur l’ensemble de l’année, avec un nouvel objectif à moyen terme de 35 %, d’ici quelques années. Au Brésil, devenu le sixième marché du groupe qui y emploie 1.500 personnes, six acquisitions ont été réalisées en deux ans.
En Chine, « la mission n’est pas encore achevée », a indiqué Jean-Yves Naouri. C’est le troisième marché mondial mais le quatrième pour Publicis. Le groupe y emploie 5 500 personnes avec des implantations dans 45 villes. La croissance organique a dépassé 8,5 % en Chine en 2011, et Publicis s’est classé numéro un pour le volume net de budgets remportés, juste devant le concurrent britannique WPP en matière créative et loin devant pour l’achat d’espaces publicitaires. En outre, sept acquisitions sont intervenues en Chine en 18 mois, avec notamment Genedigi dans le secteur des relations presse. Des négociations sont en cours pour de nouvelles opérations.
Des acquisitions sont aussi en discussion en Russie (900 personnes actuellement). En Inde, un des prochains moteurs de croissance, l’objectif est de doubler de taille en trois ans. Outre les quatre Brics, le groupe a des objectifs ambitieux en Afrique du sud, en Turquie, en Israël et au Mexique.
Dans ces conditions, nous maintenons notre recommandation positive et notre objectif de cours fixé à 45 €.
Le cours au moment du conseil : 39.67 €
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