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MICROPOLE : Du savoir-faire mais un titre délaissé
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Les faits
Anciennement connue sous le nom de Micropole-Univers, cette SSII fondée en 1987 opère sur les systèmes d’information décisionnels (ERP, CRM…) et les applications Internet. Implanté en France, en Suisse et en Belgique, ce groupe compte plus de 1.200 collaborateurs et environ 800 clients, dont 80 % des sociétés du Cac 40. Par exemple, depuis 2009, il accompagne Lafarge pour le calcul des indicateurs de performance de son rapport annuel sur le développement durable. C’est aussi lui que l’Etat français a choisi pour moderniser le système informatique de paie des fonctionnaires.
L'analyse (Investir)
A première vue, on pourrait croire que Micropole n’est pas une belle affaire, l’action se traînant depuis plusieurs années sous la barre des 2 euros. Pourtant, il s’agit d’une petite SSII qui évolue sur des métiers à forte valeur ajoutée et qui propose des services innovants. La demande en matière de business intelligence reste actuellement soutenue, plus particulièrement en ce qui concerne les solutions de pilotage budgétaire et financier – domaine dans lequel Micropole revendique une place de leader en Europe.
Surtout après un bon exercice 2010, la croissance organique du chiffre d’affaires s’accélère–elle était de 22 % sur le troisième trimestre de 2011 –, grâce à un nombre important de recrutements (environ 450 nouveaux ingénieurs ou consultants prévus en 2011). Les résultats vont donc fortement s’améliorer, et la société apparaît confiante sur l’année en cours. Elle a récemment confirmé l’objectif d’un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros d’ici à la fin de 2013 (à comparer aux 102 millions de 2010). Enfin, Micropole affiche un bilan solide et pourrait saisir de nouvelles opportunités d’acquisition, après les rachats de Wide (agence Web de communication) ou encore du chinois Easteq, spécialisé dans la business intelligence.
Pour cette année, d’après les données compilées par FactSet, les analystes attendent en moyenne un résultat net de 5,1 millions (+21%), pour un chiffre d’affaire de 117,2 millions, en hausse de 14% en données publiées. Au cours de 1,18 euro, le titre se paye moins de six fois les bénéfices 2011. Il est de surcroît décoté de près de 50% par rapport aux fonds propres (57 millions à fin décembre à comparer avec une capitalisation boursière de 30,6 millions).
Le titre est injustement délaissé, mais attention toutefois à la liquidité, qui n’est pas très importante.
Le cours au moment du conseil : 1.18 €
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