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GFI INFORMATIQUE : Après une année 2009 charnière, tous les espoirs reposent sur le recentrage en France
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Les faits
Une année 2009 très difficile pour GFI Informatique. La société de services informatiques a publié un chiffre d’affaires de 663,6 millions d’euros au titre de l’exercice, en repli de 2,7% par rapport à l’année précédente (-6,7% en données organiques). Le résultat opérationnel courant s’inscrit en repli de presque 30% à 32,9 millions d’euros, soit 5% du chiffre d’affaires. Les comptes se soldent par une perte nette de 57,8 millions d’euros, contre un bénéfice de 14 millions d’euros un an plus tôt.
Au sujet des perspectives, il est indiqué dans un communiqué que « tout en restant prudent, le groupe se fixe pour objectif d’améliorer sa profitabilité en 2010 tout en poursuivant son désendettement et ceci afin d’être en mesure de saisir, le cas échéant, des opportunités de croissance. » Le groupe devrait commencer à bénéficier de la réorganisation mise en place en 2009.
L'analyse (Investir)
Ce plongeon des bénéfices est dû notamment à la restructuration du groupe, qui a entraîné des frais et autres éléments non récurrents pour un montant de 29,3 millions d’euros. Ils comprennent pour l’essentiel 9 millions d’euros de coûts de restructuration concernant principalement la France et l’Espagne, 6,2 millions d’euros de dépréciation du goodwill espagnol afin de tenir compte de la situation économique locale, 3,7 millions d’euros de règlements de litiges avec la société Engineering et 9,8 millions d’euros de redressement lié à un litige ancien que la société conteste.
Si les comptes publiés le 31 décembre dernier n’ont rien à voir avec ceux de l’année précédente, c’est que 2009 a été une année charnière pour la SSII. En effet, le groupe a décidé d’opérer un recentrage de son activité en cédant ses filiales d’Allemagne et d’Italie. Un choix judicieux quand on voit que le repli des ventes de ces filiales en 2009 (respectivement -12% et -33%) est bien plus accentué que celui des filiales espagnole, portugaise, belge, canadienne, et marocaine. Le recentrage sur la France, qui représente 73% des ventes du groupe et une rentabilité opérationnelle satisfaisante, paraît raisonnable.
Du côté du bilan, l’endettement net est de 95 millions d’euros au 31 décembre 2009, en ligne avec la même date de 2008 mais en réduction sensible par rapport au 30 juin 2009 (109 millions). Les flux générés par l’activité sont en augmentation de 43% à 47,7 millions d’euros « grâce à une forte amélioration du besoin en fonds de roulement » selon le groupe.
Une année charnière qui pourrait permettre d’améliorer la rentabilité des comptes en 2010. Cependant nous ne disposons pas d’assez d’éléments attractifs pour se repositionner sur le dossier. Rester à l’écart pour le moment.
Le cours au moment du conseil : 2.89 €





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