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Lafarge. Le désendettement prendra encore du temps
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Avec une baisse de plus de 42 % de son cours de Bourse l’an dernier, le numéro un mondial du ciment est celui qui a le plus souffert. A l’inverse, c’est lui aussi qui a bénéficié du rebond le plus marqué depuis le 1er janvier (de l’ordre de 19 %). Cette désaffection des investisseurs trouve son origine dans l’endettement du groupe qui date du rachat d’Orascom réalisé, début 2008, à des niveaux de valorisation jugés élevés.
Parallèlement, le niveau des survaleurs (un peu inférieur à 90 % des fonds propres), de l’ordre de 14 milliards (dont la moitié pour l’Egypte où la situation politique reste tendue), est très important. Une dépréciation pourrait être nécessaire. En revanche, le groupe a mené l’an dernier une politique de désendettement, notamment en vendant la majeure partie de sa branche Plâtre, et a renforcé sa stratégie de réduction des coûts. Pour autant, on ne peut pas exclure que Lafarge envisage de réduire encore son dividende comme il l’a fait au titre de 2008 et de 2010 pour accélérer le retour à la normale de sa situation financière. Pour l’ensemble de 2011, nous tablons sur un résultat d’exploitation de l’ordre de 2,15 milliards, en baisse de 12 %, et un bénéfice net, part du groupe, de 700 millions, en retrait de plus de 15 %.
CONSERVER
Après la dégradation de 2011, les résultats 2012 pourraient s’améliorer un peu, mais des incertitudes subsistent (mnémo : LG). Objectif : 35 €.
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