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Louis Bert, Président de Dorval Finance : « Nous estimons que nous bénéficions d’une phase de rémission »
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Comment répartissez-vous l’allocation d’actifs de Dorval Convictions * ?
Nous venons de remonter le taux d’exposition en actions du fonds à 60 %, contre 15 % en décembre. Nous étions assez prudents en début d’année, car nous attendions les réactions des investisseurs aux premières adjudications d’emprunts d’Etat dans la zone euro. Elles se sont mieux passées que prévu, car la BCE s’est engagée à refinancer les banques à hauteur de 500 milliards d’euros sur une durée de trois ans.
Nous estimons que nous bénéficions d’une phase de rémission et que nous avons un risque de rechute en raison de la faible croissance économique anticipée sur la zone euro.
Quels types de capitalisation et de valeur achetez-vous en ce début d’année ?
Il peut y avoir une divergence de performances très forte selon les thèmes d’investissement dans les actions de la zone euro, car nous allons avoir un marché à deux vitesses. En 2012, nous privilégions les sociétés exportatrices, notamment les valeurs allemande qui font partie du DAX et le secteur du luxe. Notre sélection de valeurs comporte des noms comme LVMH et PPR. Nous aimons aussi Schneider et Siemens dans les biens d’équipement et l’automation, car la Chine importe beaucoup de ces matériels pour produire des biens à valeur ajoutée. Ces axes d’investissement devraient perdurer sur toute l’année.
A l’inverse, lorsque nous regardons les alternatives d’investissement en Europe, nous sommes plus réticents sur les valeurs de rendement, car elles dépendent excessivement de la croissance domestique. En moyenne, les valeurs de l’Euro Stoxx offrent un rendement de 5 %, ce qui est très attrayant. Mais en relatif nous pensons que nous avons un meilleur potentiel de hausse sur les valeurs de croissance que sur les valeurs dites « value », qui pourraient pâtir du durcissement de la politique fiscale.
Comment investissez-vous la part du fonds placée en obligations ?
Cette poche est destinée à protéger le capital dans les phases de baisse des actions. Notre objectif est actuellement de gagner 2,5 % à 3 % sur cette classe d’actifs, ce qui est supérieur à l’inflation, pour, a minima, défendre le pouvoir d’achat de nos souscripteurs. Nous voulons des titres liquides pour assurer la flexibilité du fonds, ce qui nous conduit à investir sur ceux d’une durée de vie d’un à trois mois. Dans ces conditions, nous achetons des obligations d’Etat françaises et allemandes, mais aussi des obligations d’entreprises pour avoir des rendements un peu plus élevés. Parmi les entreprises, nous pouvons nous intéresser aux obligations en fin de vie sur des obligations de sociétés notées, toujours pour assurer la liquidité du fonds. Ce sont des groupes que nous connaissons bien, comme Pernod Ricard.
* Code Isin : FR0010557967

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