Réagir

Eric Woerth, Ministre du Budget : Eric Woerth répond aux Français qui demandent justice fiscale pour l’épargne

22/10/09 à 11:03 - investir.fr | 0 Commentaire(s) Texte plus grand Texte plus petit Imprimer Ajouter cet article à mes favoris Séparateur Envoyer à un ami

Investir a mobilisé 5.000 épargnants autour de sa pétition adressée aux députés et aux sénateurs « Justice fiscale pour l’épargne ». Quels sont les projets de modifications en matière d’immobilier et de valeurs mobilières et quel est le message qu’adresse le ministre du Budget aux épargnants qui demandent un cadre stable pour des placements de long terme ? Eric Woerth, le ministre du Budget, répond aux questions d'Investir. Un entretien à retrouver dans son intégralité ce week-end.

Eric Woerth : La première modification vise à soumettre les plus-values réalisées lors de la cession de valeurs mobilières aux prélèvements sociaux (12,1 %) au premier euro, et non plus à compter d’un seuil (25.730 € de valeur de cession en 2009). Ce seuil ne s’appliquera plus désormais que pour la taxation à l’impôt sur le revenu. Les règles de report des moins-values sur dix ans restent inchangées pour l’IR, mais aussi pour la CSG. La mesure ne sera pas rétroactive puisqu’elle ne s’appliquera qu’aux cessions intervenant à partir de 2010.

La seconde mesure proposée en projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2010 porte sur l’assurance-vie. Elle répond à la même logique d’universalité de la CSG que la mesure sur les plus-values mobilières. Aujourd’hui, selon la nature du contrat, le régime social est différent. Pour les contrats d’assurance-vie en euros, les prélèvements sociaux sont dus chaque année au moment de l’inscription en compte des intérêts. Pour les contrats en unités de comptes ou les contrats multisupport, les prélèvements sociaux sont dus au dénouement du contrat. En cas de dénouement à l’occasion d’une succession, on considère actuellement que ce n’est pas une forme de dénouement et donc les héritiers ne paient pas de prélèvements sociaux. Cette exonération ne se justifie pas. La succession est un motif de dénouement comme un autre. Il ne faut pas faire d’exception. Désormais, les prélèvements sociaux seront dus sur tous les contrats d’assurance-vie, que ce soit pour les contrats en euros ou les contrats multisupport.

Enfin, je précise que le gouvernement ne présente aucune mesure sur les plus-values immobilières. Dans le contexte actuel de l’immobilier, cela ne serait pas opportun.


Un entretien à retrouver dans son intégralité ce week-end dans Investir ou à lire dès ce soir, 20 heures, dans sa version PDF, en cliquant ici.

Propos recueillis par Hubert Tassin


Laisser un commentaire

 

 

 

 

 

 










Analyses et opinions

Philippe Sigogne*

Sortie de Crise ? - le 02/12/11 à 20:00 - investir.fr

Aujourd'hui la zone euro focalise tellement l'attention que l'on doit prendre de la distance par rapport à l'actualité immédiate. Le risque est grand de se laisser porter par le consensus des...

Rémi le bailly

Le moment est venu de lancer un grand emprunt - le 02/12/11 à 20:00 - investir.fr

En Belgique ? Un triomphe. En Italie ? Un réel engouement. Et en France ? Face à la crise de la dette et à l'envolée des taux d'intérêt dans les pays...

Toutes les analyses et opinions
 

Logo investir

 
 

Infos à la une