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Georges Liberman, PDG : « En cas de levée de fonds, nous pourrons compter sur les marchés »
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Le recentrage de Xiring sur la santé est un succès, on le voit. En revanche se pose maintenant la question du rythme de croissance. La banque était certes moins rentable, mais à l’exception de 2009, c’est elle qui tirait la croissance ces dernières années.
Je préfère au terme recentrage celui de redéploiement dans la santé et l’identité électronique. Maintenant, pour atténuer votre propos, je dirais que la croissance provenait en effet beaucoup de la banque, mais elle provenait aussi des autres activités. Hors banque, nous observons un doublement du chiffre d’affaires sur les trois derniers exercices. Et surtout, ce sont les autres activités qui ont permis le maintien d’une activité importante en 2009 (elles ont généré une croissance de 35% sur l’exercice passé). La santé a compté pour 65% des facturations en 2009 et l’identité pour 4%. Nous sommes en présence de marchés en très forte croissance.
Concernant la santé, où nous sommes leader en France avec 60% de parts de marché, cette activité s’internationalise davantage avec des systèmes de cartes santé qui sont en train de se mettre en place. Nous avons déjà des références en Europe (Allemagne, Belgique, Slovénie, etc.). Et en France, nous passons à une nouvelle génération de carte avec Vitale 2.
Sur l’identité électronique, c’est un domaine où nous avons une forte expertise et des références. Nous avons remporté récemment le contrat avec la gendarmerie nationale. Nous équipons également les contrôleurs de la SNCF et de la RATP ainsi que la police en Belgique.
La rentabilité associée à l’identité est-elle assez proche de la santé ?
Effectivement. L’identité est pour nous un marché d’infrastructures. Ce marché est piloté par des grands appels d’offres, mais il est aussi piloté par des éditeurs de logiciels, des opérateurs de services. Nous avons donc là un schéma qui est très proche de celui de la santé.
La part de l’identité est-elle appelée à progresser à court terme ?
A court terme, Xiring va se développer rapidement sur le marché de la santé et c’est très largement suffisant pour soutenir une croissance à la fois significative et rentable. Le marché de l’identité électronique est en démarrage. Celui-ci va nécessiter la mise en place d’infrastructures en France.
Cette activité en démarrage va peut-être encore nécessiter des investissements…
Nous avons effectivement décidé d’investir en 2010, de manière un peu exceptionnelle, 1 million d’euros supplémentaire. Ces fonds vont être utilisés dans le marketing, des pilotes, des développements de produits, etc. Nous avons un programme de R&D qui est conséquent avec pour objectif un élargissement de l’offre et des certifications sécuritaires.
Cet investissement va nous servir à préparer l’avenir dont nous ne verrons pas les fruits en 2010.
Vous visez une marge d’exploitation supérieure à 14% en 2010, en revanche sur le premier semestre vous attendez une rentabilité inférieure à 10%. Pourquoi ?
Les résultats 2009 ont créé une bonne surprise. Elle vient très largement de la fin du quatrième trimestre où il y a eu un appel très fort du marché sur la santé. Cela nous a permis de compenser le manque de chiffre d’affaires de la banque et d’inverser favorablement le mix-produit. Nous avons un effet de balancier inverse sur le premier trimestre 2010.
Et peut-être qu’au premier semestre nous aurons une nouvelle fois une bonne surprise…
Nous essayons de tenir les chiffres surquels nous nous engageons. Il est difficile d’avoir une prévision extrêmement rigoureuse. Nous observons juste que le premier trimestre est atypique en terme de rentabilité et qu’il va tirer vers le bas le semestre, et plus globalement, l’année.
Vous détenez une trésorerie confortable (30,4 millions d’euros). Outre distribuer un dividende extrêmement séduisant, à quoi va-t-elle être utilisée ?
Cette trésorerie déduite des impôts et du dividende s’élèvera à un peu plus de 10 millions d’euros. Elle va nous servir à gérer notre exploitation, à alimenter notre fonds de roulement et puis si éventuellement il y a des opportunités qui peuvent être intéressantes, nous verrons.
Nous avons considéré suite à la cession que n’ayant pas à portée de la main une opportunité d’acquisition immédiate, nous n’avions pas de grande légitimité à garder autant de cash dans l’entreprise. En outre, si Xiring s’est développé c’est grâce aux investisseurs, il nous apparaissait donc logique de leur distribuer le produit de la cession. Via la distribution du dividende exceptionnel de 3,20 euros, nous pensons passer un contrat moral avec les investisseurs. Nous sommes convaincus que si nous étions amenés à nouveaux à lever des fonds, nous pourrons compter sur les marchés.
Et si opportunité il y avait, elle concernerait plus probablement quel métier ?
Si opportunité il y avait, tout ce qui est de nature à renforcer notre activité dans la santé nous intéresse puisque nous nous sommes fixés comme objectif de devenir le leader européen. C’est un axe qui est pour nous stratégique. Et bien évidemment, nous nous intéresserions aussi au marché de l’identité électronique puisque c’est un métier où il y a aujourd’hui beaucoup de petits acteurs très disséminés.





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