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Indices américains. Le Dow Jones n’est pas le meilleur baromètre de Wall Street
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Pour le grand public, le Dow Jones (Industrial Average) est l’indice représentatif de Wall Street. Il oriente les Bourses du monde entier. D’autres indices existent pourtant, beaucoup plus proches du marché.
Le Dow Jones Industrial Average est l’indice le moins représentatif du marché. Pourtant, il est le plus connu de tous les indices et le plus vieux. Charles Dow et le statisticien Edward Jones l’ont créé le 26 mai 1896. Composé à l’époque de 12 titres des grandes industries américaines, dont General Electric, qui en fait encore partie, l’indice phare de Wall Street comprend 30 valeurs. Sa particularité (avec le Nikkei japonais) tient au fait que, contrairement à la grande majorité des indices, il n’est pas pondéré en fonction de la capitalisation boursière ou du flottant des entreprises qui le composent, mais en fonction du prix des titres.
Un indice imparfait
La variation d’un dollar du cours de Bourse de n’importe quelle valeur (petite ou grande) aura le même impact sur l’indice (soit 7,56 points actuellement). A cause de cette faiblesse et du fait que l’indice est basé sur seulement 30 compagnies, il a été supplanté par l’indice S & P 500 comme la meilleure mesure de la performance de la Bourse américaine. Il présente néanmoins l’immense avantage de donner l’évolution des marchés américains sur plus d’un siècle. Le S & P 500 a été créé par la société de notation Standard & Poor’s en 1957, rassemblant les 500 plus grandes entreprises américaines par la taille de leur flottant (comme pour le Cac 40) et pondéré en fonction. Il est très suivi par les professionnels de la finance, en particulier les gérants, qui l’utilisent comme benchmark (référence) pour leurs portefeuilles portant sur les valeurs américaines.
De larges univers
Le Nasdaq, pour National Association of Securities Dealers Automated Quotations, a été le premier marché électronique d’instruments financiers à ouvrir dans le monde, en 1971. Il est parfois considéré comme une antichambre du New York Stock Exchange pour les entreprises trop petites pour être cotées sur ce dernier. Néanmoins, certaines grandes sociétés choisissent de rester listées sur ce marché. Bien que les sociétés négociées au Nasdaq soient souvent liées à l’informatique ou à Internet, d’autres secteurs sont aussi présents (banque, biotechnologies, industrie…). L’indice Nasdaq Composite réunit toutes les compagnies (américaines ou étrangères) inscrites sur son marché actions (environ 3.200 entreprises), l’importance de chaque société étant proportionnelle à sa capitalisation boursière. C’est un indicateur intéressant pour les valeurs technologiques et de croissance. Cependant, le Nasdaq 100, composé des 100 plus grandes capitalisations non financières de ce marché, est plus utilisé sur le marché des dérivés (futures, warrants, ETF…). Plus simple à répliquer, il a une évolution très proche du composite.
Un dernier indice, le Russell 3000, peut être évoqué car il représente approximativement 98% du marché d’actions américain avec 3.000 sociétés affichant les plus grosses capitalisations boursières.
Clément Clergue
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