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Wall Street ouvre en fort repli, banques et chômage pèsent
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EW YORK (Reuters) - Wall Street a ouvert en forte baisse jeudi, plombée par la crainte d'une contagion de la crise de la dette européenne aux banques américaines et par la menace d'une rechute de l'économie après des chiffres décevants sur le front de l'emploi aux Etats-Unis.
Dans les premiers échanges, le Dow Jones cédait 2,45% (281,13 points) à 11.129,73 points. Le Standard & Poor's 500, plus large, abandonnait 2,51% (30,72 points) à 1.163,17 points tandis que le composite du marché Nasdaq perdait 3,22% (80,29 points) à 2.430,32 points.
Face à la nervosité ambiante, le New York Stock Exchange et le Nyse Amex Cash Markets ont annoncé peu avant la cloche qu'ils allaient invoquer la règle 48, qui permet de suspendre les indications de cours pour assurer une ouverture en douceur. Cette règle n'est sollicitée que lorsqu'il y a un risque de volatilité extrême du marché.
Le tableau macroéconomique s'est encore assombri jeudi après que les inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont augmenté plus que prévu la semaine dernière, à 408.000 alors que les économistes interrogés tablaient sur 400.000.
En outre, Morgan Stanley a abaissé ses prévisions de croissance de l'économie mondiale pour les années 2011 et 2012, la révision étant plus forte pour les pays développés.
Wall Street est également pénalisée par les inquiétudes qui entourent le secteur bancaire américains.
Le Wall Street Journal a rapporté jeudi que la Réserve fédérale de New York accentuait ses investigations sur les filiales aux Etats-Unis des principales banques européennes, craignant que la crise de la dette en Europe ne se transmette à l'économie américaine par leur intermédiaire.
Vers 13h35 GMT, l'indice S&P des financières dévissait de 3,51%, tandis que l'indice bancaire KBW chutait de 3,3%.
Bank of America, JPMorgan Chase, Goldman Sachs et Morgan Stanley affichaient des replis compris entre 3,33% et 6,43%.
Dans ce contexte d'aversion pour les actifs risqués, l'or a touché un nouveau record à 1.817,90 dollars l'once.
Rodrigo Campos, Jean Décotte pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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