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SYNTHESE Grèce - Regain d'espoir d'une aide de l'UE à Athènes
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Les Bourses se stabilisent, l'euro remonte, les spreads se réduisent
Un voyage de Trichet pour assister au conseil européen de jeudi nourrit les spéculations
Athènes envisage de relever de 2 ans l'âge de la retraite
SYDNEY/ATHENES, 9 février (Reuters) - L'heure est au répit prudent sur les marchés financiers de la zone euro, à 48 heures du sommet européen exceptionnel de Bruxelles qui pourrait engager jeudi une démarche d'aide collective à la Grèce afin de l'aider à assainir ses finances publiques.
Ce conseil européen extraordinaire sera consacré à l'économie, alors que les déficits et les dettes de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne préoccupent de plus en plus les investisseurs.
L'euro, tombé la semaine dernière à son plus bas niveau depuis mai dernier, est remonté à plus de 1,37 dollar et la Bourse d'Athènes reprenait plus de 3% en début d'après-midi tandis que l'indice des banques grecques affichait un rebond de 4,75%.
Sur le marché obligataire, l'écart de rendement (spread) entre les emprunts d'Etat grecs à 10 ans et leur équivalent allemand refluait légèrement, à 352 points de base contre 365 points lundi soir, tandis que son équivalent portugais se réduisait de 11 points, à 156 points de base.
"Il y a d'importants achats financés par effet de levier sur les périphériques aujourd'hui. L'adoption par la BCE d'une forme quelconque de mesure anti-spéculative qui provoquera un 'squeeze' n'est plus qu'une question de temps, ça suffit comme ça", a commenté un trader.
Pour un graphique des dettes publiques et spreads de la zone euro:
http://graphics.thomsonreuters.com/0210/EZ_DBTPH0210.gif
Principale explication de ce début de soulagement timide, l'annonce par des responsables de la banque centrale australienne du départ avancé de Sydney de Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE), qui devait initialement rester mardi et mercredi sur le sol australien.
Toutefois, un porte-parole de la BCE a expliqué ce changement par une simple raison d'ordre logistique.
"Le problème, c'est que l'heure de son départ d'Australie à été changée à la dernière minute parce qu'on craignait qu'il ne puisse pas attraper une correspondance, et donc qu'il manque le sommet de l'UE", a dit ce porte-parole, Wiktor Krzyzanowski.
IMPLIQUER LA BCE
"Cette situation absurde s'explique par le fait que quelqu'un, en Australie, a dit que M. Trichet abrégeait son séjour. C'est devenu une grosse histoire alors que M. Trichet a simplement choisi un vol plus tôt parce qu'il avait peur de rater une correspondance."
Ces précisions ont fait perdre un peu de terrain à l'euro et favorisé une légère progression de l'indice boursier paneuropéen FTSEurofirst 300 , qui évoluait en territoire négatif en début de séance.
Pour Richard McGuire, stratège taux de RBC Capital Markets, la situation actuelle peut être comparée à celle du début de la crise financière mondiale, lorsque les gouvernements s'efforçaient de rassurer les marchés en soutenant le secteur bancaire, avant de nationaliser certaines banques.
"Les dettes du secteur financier ont été transférées au bilan du secteur public et nous sommes de nouveau dans cette situation, dans laquelle gouvernements et autorités tentent de rétablir la confiance en prenant des engagements d'austérité à l'échelle régionale", ajoute-t-il.
"Mais cela ressemble à une marche lente et ininterrompue dans laquelle (le marché) force les décideurs politiques européens à élaborer un plan de soutien concret. Reste à savoir si cela se produira cette semaine."
Pour Ayako Sera, stratège marchés de Sumitomo Trust Bank, "il est possible que l'UE puisse impliquer la BCE pour soutenir la Grèce".
La Banque européenne d'investissement (BEI) a quant à elle annoncé que ses statuts ne lui permettaient pas d'aider un Etat membre à réduire ses déficits.
L'Union européenne tient habituellement quatre conseils par an et le premier de l'année, en mars, est consacré aux dossiers économiques. Mais le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, peut convoquer un sommet exceptionnel à tout moment pour traiter de sujets présentant un caractère d'urgence.
Il a justifié la réunion de jeudi par la nécessité de soutenir la croissance économique pour assurer un financement "sain" du modèle social européen.
Sur ce plan, le gouvernement grec a dit mardi souhaiter voir l'âge moyen du départ effectif en retraite passer à 63 ans d'ici 2015, contre 61 ans actuellement. (voir )
(Bureaux de Sydney, Athènes, Bruxelles, Marc Angrand pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)





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