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Repli limité en Europe, la Grèce toujours en ligne de mire
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Les places financières européennes poursuivent leur correction, affaiblies par l’absence d’avancée dans le dossier grec, ainsi que par des résultats d’entreprises décevants. UBS, Swatch et Alfa Laval s’inscrivent en forte baisse, tandis qu’ArcelorMittal tire son épingle du jeu. A Paris, le Cac 40 perd 0,33% à 3.393 points.
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Les valeurs européennes poursuivent leur mouvement de correction à mi-séance, les investisseurs optant pour la prudence à la suite de résultats décevants de la part de poids lourds comme UBS et Alfa Laval, et en l’absence d’évolution dans le dossier grec. Les responsables de la coalition au pouvoir doivent rencontrer le Premier ministre, Lucas Papademos, pour tenter de parvenir à un accord ce mardi sur les mesures exigées par la troïka (UE, BCE et FMI) en échange d’une nouvelle aide de 130 milliards d’euros. Ils doivent accepter de mettre en place de nouvelles réformes douloureuses dans une ambiance de grève générale pour combattre l’austérité. Le ministre des Finances, Evangelos Venizelos, a déclaré que les négociations avec la troïka sont « difficiles », mais qu’elles se poursuivent.
Le groupe suédois d’ingénierie Alfa Laval recule de 8,42% après avoir publié des résultats et fait état de commandes inférieurs aux attentes. Swatch plie de 4,20% alors que le premier fabricant mondial de montres fait preuve de prudence pour 2012. UBS cède pour sa part 0,53% après avoir lancé un avertissement pour le trimestre en cours. A l’inverse, ArcelorMittal est soutenu par sa prévision d’amélioration des comptes au premier semestre grâce notamment à des mesures d’économies.
La tendance de fond reste cependant bien orientée en dépit des retards pris dans le dossier grec. « Il est encourageant de voir que l’attrait pour le risque résiste bien pour l’instant, dans la mesure où les investisseurs voient le verre à moitié plein »,écrit Stan Shamu, stratégiste marché chez IG Markets à Melbourne, dans une note. « Il y a encore deux mois, les retards d’Athènes et les risques découlant des tergiversations politiques dans la zone euro auraient eu raison de l’appétit pour le risque. De nombreux analystes estiment que l’opération de refinancement de la BCE et l’engagement de la Fed à maintenir ses taux à des niveaux extrêmement bas jusqu’en 2014 sont les principales clés de ce changement », conclut-il.
En l’absence d’indicateur majeur en provenance des Etats-Unis, le marché surveillera à 16h00 l’intervention de Ben Bernanke devant la Commission du budget du Sénat. Son discours portera sur « les perspectives économiques et la situation budgétaire de la Fed ».
A 12h10, le Cac 40 perd 0,33% à 3.393,91 points dans un volume toujours limité de 780 millions d’euros. L’Euro Stoxx 50 baisse de 0,33%. A Francfort, le Dax cède 0,54% et, à Londres, le Footsie plie de 0,29%. Le contrat future mars sur indice Dow Jones s’inscrit en repli de 7 points à 12.769.
Du côté des matières premières, le baril de Brent de la mer du Nord prend 33 cents à 116,26 dollars après avoir touché 116,70, niveau inédit depuis début août, en raison de la vague de froid qui sévit en Europe. Sur le marché des changes, l’euro se replie à 1,3122 dollar dans l’attente d’une réponse du gouvernement grec aux exigences de ses bailleurs internationaux.
Sur le plan macroéconomique, le commerce extérieur de la France a accusé un déficit record de 69,6 milliards d’euros en 2011, contre 51,5 milliards en 2010. Sur le seul mois de décembre, il a atteint 4,99 milliards d’euros, après un solde négatif de 4,4 milliards en novembre. En Allemagne, la production industrielle a diminué de 2,9% en décembre.
Sur le front des valeurs, ArcelorMittal progresse de 1,98% à 16,48 euros. Le numéro un mondial de la sidérurgie table sur une amélioration de ses résultats au premier semestre 2012 après une fin d’année décevante. Le groupe a accusé une perte nette de 1 milliard de dollars au quatrième trimestre 2011, contre un déficit de 780 millions un an plus tôt. L’excédent brut d’exploitation ressort à 1,71 milliard de dollars, contre 1,85 milliard. Le chiffre d’affaires s’établit à 22,44 milliards de dollars, contre 20,69 milliards. Le leader mondial de la sidérurgie propose de maintenir son dividende 2011 à 75 cents par action. Enfin, le sidérurgiste table sur une amélioration au premier semestre grâce à une reprise des livraisons d’acier et au contrôle des coûts.
Vallourec rebondit de 1,26% à 51,38 euros après un repli de 3% en deux jours.
Les banques résistent après leur correction de la veille. Société Générale gagne 0,45% à 23,655 euros et BNP Paribas 0,43% à 35,14, tandis que et Crédit Agricole plie de0,23% à 5,168.
EDF grappille 0,03% à 18,475 euros et Areva 0,03% à 19,375. Les deux groupes pourraient conclure mercredi un accord d’approvisionnement de long terme en uranium, rapportent Les Echos. Le contrat pourrait porter sur des livraisons provenant de mines exploitées par le spécialiste du nucléaire, mais également inclure la possibilité pour l’électricien de co-investir dans certains projets futurs, ajoute le quotidien.
A l’inverse, LVMH recule de 3,15% à 124,60 euros. Trois responsables de Bulgari ont cédé 4,48 millions d’actions du groupe, représentant 0,88% du capital. L’opération a été réalisée au prix de 124,50 euros par action, selon des informations relayées par Bloomberg, contre 128,65 euros hier soir.
Carrefour glisse de 1,99% à 17,98 euros. Exane BNP Paribas a dégradé le titre du numéro deux mondial de la distribution à « neutre », contre « surperformance ». De son côté CA Cheuvreux a abaissé Safran de « surperformance » à « sous-performance ». L’action de l’équipementier aéronautique abandonne 2,21% à 23,915 euros.
EADS perd 1,23% à 26,895 euros alors que son concurrent Boeing a engrangé plus de commandes et de livraisons en janvier.
Air France-KLM lâche 2,70% à 4,982 euros. La compagnie a annulé 50% de ses vols long-courriers et 30% de ses vols court et moyen-courriers au deuxième jour d’un mouvement de grève contre le projet d’instaurer un service garanti dans les transports aériens. Par ailleurs, le groupe a annoncé une hausse de 3,7% de son trafic passagers en janvier. Le coefficient d’occupation augmente de 2,5 points à 81,6%.
Lagardère baisse de 4,04% à 22,21 euros. Le groupe a dégagé un chiffre d’affaires de 7,65 milliards d’euros en 2011, en hausse de 0,2% à données comparables. Le groupe confirme son objectif de résultat opérationnel média pour l’ensemble de l’exercice. Il annonce par ailleurs des dépréciations de l’ordre de 900 millions d’euros pour son pôle de sport Unlimitel et pour Canal+ France.
Enfin, Séché Environnement s’octroie 3,11% à 31,20 euros alors que HSBC a relevé sa recommandation sur le titre de « neutre » à « surpondérer ».

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