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PRINCIPAUX EXTRAITS de la conférence de presse de Mario Draghi
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FRANCFORT, 9 février (Reuters) - Voici les principaux extraits de la conférence de presse tenue jeudi par le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi après la décision du conseil des gouverneurs de la BCE de maintenir inchangés les taux directeurs, le taux de refinancement restant à 1%.
AU SUJET DES TAUX D'INTERET
"Franchement, nous n'avons pas discuté de modification présente ou à venir des taux d'intérêt."
SUR LA GRECE
"Sur la Grèce, je suis au regret de dire que je ne peux rien dire sur la façon dont seront traités nos avoirs en obligations grecques, à la fois dans le cadre du Programme pour les marchés de titres et des propres avoirs des banques centrales nationales.
"Ce que je peux dire toutefois est (..) qu'il y a quelques minutes, j'ai eu un appel du Premier ministre grec disant qu'un accord avait été trouvé et avalisé par les principaux partis. Cet après-midi, nous aurons une réunion de l'Eurogroupe avec les ministres et nous aurons une information complète sur cela, l'accord et aussi une discussion sur les mesures qui vont suivre.
"La deuxième chose est sur le plan d'échange de dette impliquant le secteur privé (PSI). A ce sujet, comme vous le savez, nous ne faisons pas partie des négociations mais ce que nous en entendons c'est que les différentes parties sont assez proches d'un accord."
UN PLAN B POUR LA GRECE ?
"Il n'y a jamais eu de plan B, un plan B cela signifie un défaut et je suis assez confiant que (..) toutes les pièces du puzzle vont se mettre en place."
VENDRE DES OBLIGATIONS AU FESF
"Le FESF, c'est comme les Etats, si on donne de l'argent aux Etats, cela revient à du financement monétaire (..) si on subit des pertes sur ces ventes, cela revient à du financement monétaire."
SUR LE PACTE BUDGETAIRE
"(Ce pacte) est une signe que l'euro est une réalité forte et, si l'on était audacieux on pourrait que c'est un premier pas timide vers une union budgétaire."
DEMANDE POUR LE PROCHAIN LTRO (OPERATION DE REFINANCEMENT A TROIS ANS)
"Les spécialistes de ce secteur pensent qu'elle devrait être substantielle, probablement autour des niveaux de la précédente opération de ce type."
TROP TOT POUR JAUGER LE LTRO
"Il n'est pas encore possible de tirer des conclusions définitives de ces développements, notamment parce que l'impact de la première opération de refinancement à trois ans (LTRO) sur le financement des banques se manifeste encore. Il est possible qu'elle (le LTRO) ne soit pas encore reflétée dans son intégralité dans les dernières enquêtes sur les conditions de prêt des banques."
NOUVELLES REGLES EN MATIERE DE COLLATERAL
"Certainement, ce sera plus risqué. Est-ce que cela veut dire que nous prenons plus de risques ? Oui, cela veut dire que nous prenons plus de risques. Est-ce que cela veut dire que ce risque n'est pas contrôlé ? Non, il est maîtrisé. Il est - et il sera - très bien géré car il y aura un important excédent de collatéral pour les demandes de crédit supplémentaires. Les conditions seront très contraignantes."
AU SUJET DES TENSIONS SUR LE MARCHE DU CREDIT
"Nous sommes effectivement préoccupés par ce ralentissement dans le crédit."
PREMIERS SIGNES DE STABILISATION DE L'ECONOMIE, RISQUES
"Les indicateurs disponibles confirment quelques signes provisoires de stabilisation de l'activité économique à un niveau bas au tournant de l'année. Mais les perspectives économiques restent sujettes à un dégré élevé d'incertitude et des risques baissiers.
"(Ces risques) sont notamment liés aux tensions sur les marchés de dette de la zone euro et sur leurs possibles conséquences sur l'économie réelle de la zone euro. Les risques baissiers sont également liés aux possibles développements négatifs de l'économie mondiale, à des prix des matières premières plus élevés que prévu, à des pressions protectionnistes et à la possibilité d'une correction désordonnée des déséquilibres mondiaux.
"Nous anticipons une reprise très progressive de l'économie de la zone euro dans le courant de 2012. Le niveau très bas des taux d'intérêt à court terme et les mesures prises pour faire fonctionner correctement le secteur financier de la zone euro soutiennent l'économie de la zone euro."
INFLATION
"L"inflation devrait rester au-dessus des 2% pendant les quelques mois à venir, avant de retomber sous les 2%."
RISQUES SUR LES PRIX EQUILIBRES
"Les risques sur les perspectives à moyen terme sur l'évolution des prix restent pour l'essentiel équilibrés."
STABILITE DES PRIX
"Il est essentiel pour la politique monétaire de maintenir la stabilité des prix dans la zone euro dans son ensemble. Ceci suppose un ancrage ferme des anticipations d'inflation, en phase avec notre objectif de maintenir le taux d'inflation à un niveau juste en-dessous de 2% sur le moyen terme. Un tel ancrage est une prérequis pour que la politique monétaire puisse contribuer au soutien à la croissance économique et à la création d'emplois dans la zone euro." (Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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