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Paris s'adjuge 2 %, stimulée par les valeurs bancaires
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La Bourse de Paris poursuit son chemin haussier, portée par des indicateurs d’activité manufacturière meilleurs que prévu en Chine, dans la zone euro et aux Etats-Unis. Le marché reste par ailleurs positif quant à l’issue du dossier grec. A la cloche, le Cac 40 gagne 2,09 % à 3.367,46 points. Les valeurs financières sont particulièrement entourées, à l’image de Crédit Agricole, qui bondit de 7,4 %. L’euro remonte à 1,32 dollar.
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L’économie mondiale va peut-être moins mal qu’on ne le redoutait. Selon les dernières enquêtes, l'activité manufacturière en Chine, aux Etats-Unis et dans la zone euro s’est révélée meilleure que prévu le mois dernier, même si la croissance n’est pas de retour partout. Par le menu, Pékin a fait état, en tout début de matinée, d’une croissance modeste en janvier mais a rassuré les analystes, qui tablaient sur une contraction de l’activité. L’indice PMI manufacturier officiel est ressorti à 50,5, après 50,3 en décembre, et la composante des commandes nouvelles s’est hissée à son niveau le plus haut depuis trois mois. En revanche, la composante des commandes à l’exportation est en repli pour le quatrième mois consécutif, apportant une nouvelle confirmation du ralentissement de l’économie mondiale et des craintes pesant sur l’Europe.
Justement, sur le Vieux Continent, la contraction de l'industrie manufacturière a été moins importante qu’attendu en janvier, grâce à la reprise de l’activité en Allemagne, selon l’estimation flash de l'indice des directeurs d'achats (PMI). L'indicateur établi par Markit s’est redressé à 48,8 points le mois dernier, après 46,9 points en décembre et 48,7 attendus par le consensus. Il est à son plus haut niveau depuis cinq mois. « La croissance reprend en Allemagne et en Autriche où l’indice PMI repasse au-dessus de la barre des 50 points. En outre, la contraction ralentit en Italie, en Espagne et aux Pays-Bas », souligne l’institut. Chris Williamson, le chef économiste chez Markit, ajoute que « la zone euro pourrait échapper à une nouvelle phase de récession, les données PMI de janvier signalant, contre toute attente, un début d’année positif pour l’industrie manufacturière de l’Eurozone. » La hausse du ratio nouvelles commandes/stocks de produits finis laisse espérer un maintien de la croissance de la production au cours des prochains mois.
Outre-Atlantique, l’activité dans le secteur manufacturier a progressé en janvier, bien qu’à un rythme légèrement inférieur aux attentes. Il n’empêche, à 54,1 points, l’indice ISM inscrit un plus haut depuis le mois de juin. Dans l’immobilier, les dépenses de construction aux Etats-Unis ont augmenté pour le cinquième mois consécutif en décembre et, grâce à leur hausse de 1,5 %, impulsée par les investissements dans les projets privés, elles atteignent un pic de plus d'un an et demi. La situation de l'emploi, très regardée par les analystes, reste en revanche fragile. Selon les données du cabinet ADP Employer Services, les créations d’emplois se sont élevées à 170.000 au mois de janvier, loin des 185.000 anticipées et encore plus loin de la performance du mois de décembre au cours duquel 292.000 postes ont été créés (données révisées de 325.000). « Au cours des trois derniers mois, le secteur privé a créé 223.000 emplois en moyenne par mois, selon le rapport national ADP, alors que le chiffre est de 163.000 pour l’ensemble de l’année 2011 », décrypte pourtant Carlos Rodriguez, le patron d’ADP. « Nous espérons que cette évolution positive se confirmera en 2012. »
En Bourse, les opérateurs ont prêté peu d’attention à ce dernier chiffre et développent une perception positive de l’évolution de l’économie mondiale et du dossier grec, dont une issue est attendue d’ici à la fin de la semaine. Résultat, le Cac 40 finit la séance en hausse de 2,09 % à 3.367,46 points, dans un volume de transactions de 3,3 milliards d’euros. À la Bourse de Francfort, le Dax s’adjuge 2,44 % à 6.616 points et, à Londres, le Footsie gagne 1,92 %, à 5.790 points. À New York, le Nasdaq Composite, dopé par la perspective de l’introduction en Bourse de Facebook, s’inscrit en progrès de 1,05 %. Le Dow Jones prend 1,10 %.
Sur le front du pétrole, le baril de Brent de la mer du Nord gagne 50 cents à 111,30 dollars en raison des risques d’intensification des tensions avec l’Iran alors que le Congrès américain envisage de nouvelles sanctions contre Téhéran. Sur le marché des changes, l’euro rebondit à 1,3202 dollar, contre 1,3084 hier soir.
Au chapitre des entreprises, les financières poursuivent leur mouvement haussier, toujours portées par la perspective d’un accord en Grèce. Crédit Agricole s’adjuge ainsi 7,39 % à 5,059 euros, Société Générale 5,92 % à 21,57 euros et BNP Paribas 4,56 % à 33,845 euros. L’assureur Axa gagne 5,73 % à 12,27 euros. Exane BNP Paribas a relevé le titre de l’assureur de « neutre » à « surperformance ».
Les valeurs cycliques sont soutenues par les bons chiffres de l’activité manufacturière en Chine et en Allemagne. ArcelorMittal progresse de 4,81 % à 16,125 euros, Saint-Gobain de 4,38 % à 35,51 euros et Lafarge de 3,24 % à 32,155 euros.
Peugeot gagne 3,87 % à 14,64 euros et Renault 4,94 % à 34,175 euros. Les immatriculations de voitures neuves ont pourtant reculé de 20,7 % en données brutes en France le mois dernier, selon les données publiées par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Les ventes de PSA Peugeot Citroën ont diminué de 23,1 % et celles de Renault de 26,1 %.
STMicroelectronics s’adjuge 5,37 % à 5,353 euros. Broadcom a publié des résultats meilleurs que prévu, dévoilé des prévisions jugées rassurantes et relevé son dividende de 11 %.
En dehors du Cac 40, Nyse Euronext perd 2,45 % à 20,10 euros alors que la Commission européenne a confirmé avoir rejeté le projet de fusion entre la plateforme transatlantique et Deutsche Börse. En conséquence, les deux groupes ont annoncé discuter des modalités d’annulation de leur accord de rapprochement. Nyse Euronext ajoute par ailleurs que, suite au rejet de ce projet, il compte relancer son programme de rachat d’actions de 550 millions de dollars.
Enfin, Groupe Partouche bondit de 23,08 % à 1,60 euro. L’exploitant de casinos a dégagé un bénéfice net de 2 millions d’euros en 2010-2011, contre une perte de 52,4 millions un an plus tôt, et réduit son endettement net de 50 millions.

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