Paris et Berlin démentent un plan de soutien à la Grèce
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PARIS, 28 janvier (Reuters) - Paris et Berlin ont démenti jeudi préparer un plan de soutien financier à la Grèce, démentant ainsi une information du journal Le Monde.
Dans son édition datée de vendredi, le quotidien écrit que plusieurs pays dont l'Allemagne et la France étudient, en concertation avec les instances européennes, les modalités d'un mécanisme de soutien à Athènes qui serait conditionné au fait que le gouvernement grec s'engage à amplifier son programme d'assainissement des comptes publics.
"Je ne suis pas au courant d'un plan de soutien", a dit une source gouvernementale française à Reuters, en notant que la Grèce avait annoncé des mesures pour redresser sa situation budgétaire et parvenait à se financer sur les marchés.
"Il n y a pas de plan de soutien, il n'y a pas de projet de plan de soutien", a ajouté ce responsable.
A Berlin, une porte-parole du ministère des Finances a indiqué que l'Allemagne ne prévoyait pas d'aider la Grèce à résoudre ses difficultés budgétaires.
"Il incombe à la Grèce d'assumer seule ses responsabilités pour la stabilité de la zone euro", a-t-elle dit.
"Par conséquent, le gouvernement fédéral n'envisage pas d'aider financièrement la Grèce dans ses efforts pour surmonter sa situation budgétaire difficile."
CONSULTATIONS DISCRETES
L'article du Monde cite plusieurs hauts responsables selon lesquels la zone euro serait prête à aider les Grecs "si le pays assume ses responsabilités".
Les traités européens excluent en principe toute possibilité de sauvetage financier d'un pays de la zone euro mais des prêts bilatéraux pourraient être accordés par les Etats volontaires de la zone euro et le versement de fonds structurels dévolus à la Grèce d'ici à 2013 pourrait être anticipé, explique Le Monde.
Les consultations se font discrètes mais devraient s'intensifier d'ici au prochain sommet informel des chefs d'Etat et de gouvernement, le 11 février à Bruxelles, ajoute le journal.
D'ici là, le 3 février, la Commission européenne doit rendre son verdict sur le programme de stabilité présenté mi-janvier par le gouvernement grec.
Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a exclu mercredi une faillite de la Grèce ou sa sortie de la zone euro.
Le 19 janvier dernier, les ministres des Finances de l'Union européenne avaient insisté sur la nécessité pour Athènes de restaurer ses finances publiques et plusieurs d'entre eux avaient exclu une aide extérieure.
Les marchés financiers s'inquiètent de la capacité de la Grèce à financer sa dette, l'une des plus lourdes d'Europe, mais Athènes entend rassurer ses partenaires européens sur le réalisme de son plan de réduction des déficits.
La dette extérieure grecque approche les 120% de son produit intérieur brut (PIB), ce qui a, entre autres, poussé les agences de notation à abaisser leurs estimations de la fiabilité financière du pays.
Athènes dit vouloir réduire son déficit budgétaire à 8,7% du PIB cette année, après 12,7% en 2009. L'objectif est de revenir à 2,8% en 2012, sous la limite de 3% imposée par le pacte de stabilité et de croissance de l'Union européenne.
(Service France, édité par Yves Clarisse)


















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