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Paris embrasse les 3.600 points après un bond de 4%

01/09/10 à 17:49 - investir.fr | 0 Commentaire(s) Texte plus grand Texte plus petit Imprimer Ajouter cet article à mes favoris Séparateur Envoyer à un ami

Au terme d’une séance euphorique, la Bourse de Paris termine pour la première fois depuis la mi-août au dessus des 3.600 points. Le marché parisien s’est envolé de près de 4% grâce à plusieurs statistiques américaines. Toutes les valeurs du Cac 40 sont dans le vert. BNP Paribas flambe de 6%. Vinci et Vivendi, qui ont publié leurs résultats semestriels, bondissent de presque 5%. A la clôture, l’indice vedette parisien s’affiche à 3.623,84 points (+3,81%).

Ca a été littéralement l’euphorie aujourd’hui à la Bourse de Paris. A tel point que 150 points séparent le point haut du point bas ! Pour la première fois depuis le 18 août, le marché parisien clôture au-dessus des 3.600 points grâce à un bond de près de 4%, une amplitude inédite depuis la fin mai.

Le rebond de l’activité manufacturière en Chine et aux Etats-Unis a pris le pas sur l’annonce surprise de suppressions d’emplois dans le secteur privé outre-Atlantique.

Les entreprises américaines ont supprimé 10.000 emplois dans le secteur privé en août, selon les données publiées par ADP Employer Services. Le consensus Thomson Reuters tablait sur 19.000 créations de postes, après 37.000 (révisé de 42.000) en juillet. Ce chiffre ne constitue pas vraiment une surprise, explique Gary C. Butler, directeur général de l’institut ADP. Dans ce contexte, les investisseurs surveilleront tout particulièrement les chiffres officiels du Département du Travail, attendus vendredi.

A l’inverse, pour les bonnes nouvelles, l’indice ISM manufacturier a rebondi à 56,3 points le mois dernier a outre-Atlantique, contre un repli à 53 anticipé par le marché. La composante emploi de la statistique progressant quant à elle à 60,4, contre 58,6 un mois plus tôt. Enfin, les dépenses de construction ont diminué de 1% aux Etats-Unis en juillet, alors que le marché tablait sur une contraction de 0,5%.

L’apaisement des craintes sur les perspectives économiques a en particulier dopé les valeurs bancaires et celles liées au cycle de production. Les rumeurs d’intérêt de l’américain AT&T pour le britannique Cable & Wireless ont également constitué un facteur de soutien.

A la clôture, le Cac 40 bondit de 3,81% à 3.623,84 points. Le volume d’affaires totalise 4,19 milliards d’euros échangés sur les valeurs de l’indice. A Londres, le Footsie gagne 2,70% et, à Francfort, le Dax s’adjuge 2,52%. A New York, le Dow Jones avance de 2,46%, le S&P 500 engrange 2,79% et le Nasdaq Composite 2,86%.

Le baril de brut léger américain reprend 2,1 dollars à 74,01 au lendemain d’un repli de près de 4%. Sur le marché des changes, l’euro progressé à 1,2803 dollar.

Les valeurs financières accaparent le podium. Le trio de tête BNP Paribas, Axa et Société Général s’envolent de près de 6%.

Carrefour avance de 5,51% à 37,80 euros alors que Deutsche Bank a relevé son objectif de cours de 36 à 41 euros. Par ailleurs, des groupes de distribution d’Europe et d’Asie du Sud-Est devraient soumettre des offres de rachat pour les actifs asiatiques du géant français évalués à environ 1 milliard d’euros, rapporte Reuters en citant des sources. Le japonais Aeon devrait notamment faire une offre sur les actifs de Carrefour en Thaïlande, en Malaisie et à Singapour, ajoute l’agence.

Lafarge s’adjuge 5,49% à 38,35 euros. CA Cheuvreux a relevé sa recommandation sur le titre du cimentier de « sous-performance » à « surperformance » avec un objectif de cours de 46 euros. La valeur bénéficie par ailleurs de la confirmation de la note de Moody’s, précédemment placée sous surveillance. Autre valeur cyclique, ArcelorMittal s’octroie 3,87% à 23,91 euros dans le sillage de la progression de 4,55% de l’indice DJ Stoxx des matériaux de base en Europe.

Vinci gagne 4,75% à 36,27 euros. Le groupe de BTP et de concessions a enregistré une croissance de 1,9% de son bénéfice net à 702 millions d’euros au premier semestre. Le résultat opérationnel augmente de 4,8% à 1,42 milliard d’euros. Le chiffre d’affaires s’apprécie de 2,3% à 15,5 milliards. Vinci vise pour 2010 une amélioration de son résultat net et une hausse de l’ordre de 5% de son activité alors qu’il tablait auparavant sur une « évolution positive » de son chiffre d’affaires.

Vivendi progresse de 5% à 19,33 euros. Le géant des médias a dégagé un résultat net ajusté de 1,53 milliard d’euros au premier semestre, en hausse de 4%. Le résultat opérationnel ajusté progresse de 11,9% à 3,2 milliards d’euros et le chiffre d’affaires augmente de 6,1% à 13,98 milliards. Le groupe, qui a relevé sa prévision de résultat opérationnel ajusté pour 2010, ajoute que le dividende sera maintenu à 1,4 euro jusqu’en 2012.

Renault s’apprécie de 5,43% à 33,80 euros et Peugeot de 3,96% à 21,55. Les immatriculations de voitures neuves ont diminué de 9,8% en août, mais affichent une progression de 1,8% sur les huit premiers mois de l’année, selon les données publiées par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Les ventes du groupe Renault ont reculé de 3,8% et celles de PSA Peugeot Citroën se sont contractées de 9,2% le mois dernier.

Sanofi-Aventis reprend 2,98% à 46,62 euros. Genzyme est disposé à se vendre, mais pas au prix de 69 dollars par action proposé par le laboratoire français, a déclaré le directeur général du groupe de biotechnologies à Reuters. Sanofi s’est quant à lui déclaré prêt à engager des discussions à tout moment. La direction du groupe serait quant à elle divisée sur l’intérêt d’une offre à 18,5 milliards de dollars sur Genzyme, selon le Wall Street Journal.

Même Bouygues, qui a passé la majeure partie de la séance dans le rouge, grimpe de 0,72% à 32,26 euros. Le groupe de BTP et de communications a accusé un repli de 3% de son bénéfice net semestriel à 532 millions d’euros. Le résultat opérationnel recule de 10% à 698 millions d’euros. Pour l’ensemble de l’exercice, Bouygues table désormais sur un recul d’environ 3% de son chiffre d’affaires à 30,4 milliards d’euros, contre 30,1 milliards précédemment estimés.

En revanche, plus forte baisse du SRD, Havas abandonne 3,90% à 3,479 euros. L’agence de publicité a vu sa marge opérationnelle courante progresser de 1,3 point à 11,5% au premier semestre. La croissance organique ressort à 1,8%. Sur le seul deuxième trimestre, elle s’améliore de 2%, contre 7,1% pour Publicis et 6% pour l’américain Omnicom. Le groupe dit avoir enregistré 1,2 milliard d’euros de gains de budgets nets sur les six premiers mois de l’année, contre 0,8 milliard sur la même période de 2009. Havas ne fournit pas de prévisions pour l’ensemble de l’exercice.

Marjorie Encelot


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