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Paris de nouveau suspendue à la crise grecque
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Les atermoiements d’Athènes ont été au centre des préoccupations, dans une semaine peu riche en publications macroéconomiques. Les résultats des entreprises ont été mitigés.
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La semaine écoulée pourra être oubliée rapidement. A quatre jours de fluctuations modérées du Cac 40, dans des volumes modestes, a succédé vendredi une dernière séance de repli plus marqué de l’indice parisien (- 1,5 %), qui l’a ramené sous les 3 400 points. Il a finalement accusé une baisse hebdomadaire de 1,6 %, progressant encore, toutefois, de presque 7 % depuis le début de l’année.
En l’absence d’indicateurs macroéconomiques majeurs prévus à l’agenda (à l’exception de la confiance du consommateur américain vendredi après-midi, inférieure aux prévisions), les investisseurs ont gardé les yeux tournés vers l’Acropole, sans voir leur patience véritablement récompensée. Donnée comme imminente en début de semaine, la réunion des partis au pouvoir à Athènes, qui devait avaliser de nouvelles mesures d’austérité et permettre le versement d’une deuxième tranche d’aide européenne à la Grèce, n’a finalement abouti que jeudi. Mais, vendredi, la décision d’un parti de ne pas s’associer au vote du nouveau plan de rigueur au parlement grec dimanche 12 février, a introduit un nouvel élément d’incertitude dans le processus de sauvetage d’Athènes même si cette petite formation a peu de chance de bloquer le projet.
Le doute et l’attentisme ont déclenché des prises de bénéfices sur les valeurs bancaires à la veille du week-end, alors qu’elles avaient connu jusque là quelques belles séances dans la perspective d’un accord en Grèce, en particulier Société Générale : l’action a bondi de 5,4 % jeudi avant de rechuter de 7,5 % vendredi, tout en conservant une avance de 35 % depuis le début de l’année.
Les nombreuses publications de résultats annuels et les perspectives pour 2012 présentées par les grandes entreprises du Cac 40, n’ont pas constitué de véritable soutien au marché, alternant déconvenues (GDF Suez) et bonnes surprises avec ArcelorMittal, Vinci ou Alcatel-Lucent, l’équipementier ayant même été réservé à la hausse vendredi matin.
Ces publications seront encore à surveiller la semaine prochaine car elles vont aller en s’intensifiant (lire pages XVIII et XIX), dans un calendrier par ailleurs plus chargé en événements macroéconomiques sur les deux rives de l’Atlantique. Et, en Europe, il faudra encore compter avec l’octroi ou non du plan de sauvetage hellène de 130 milliards d’euros.

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