Stabilisation.
La parité de l’eurodollar s’est stabilisée cette semaine après le rebond des jours précédents, à la faveur d’un tout relatif retour de la confiance en Europe et du pari d’un retour des investisseurs dans l’hypothèse où les
stress tests
se passeraient sans heurt. A noter également, quelques publications économiques mieux orientées qu’escompté dans la zone euro (l’indice PMI Markit des directeurs des achats) ou en Allemagne (l’indice Ifo du climat des affaires). Dans cet environnement moins anxiogène, la nouvelle dégradation, par l’agence Moody’s, de la note souveraine de l’Irlande d’Aa1 à Aa2 (avec une perspective stable) n’a pas pesé sur la devise européenne. Est-ce la fin de la dépréciation de l’euro?? Non. Les économistes de marché de BNP Paribas ont révisé en hausse leurs prévisions de change, mais sans remettre en cause la tendance à la décrue de l’euro. Ils tablent ainsi sur une parité euro-dollar à 1,12 au premier trimestre 2011 contre 1,00 auparavant. Des risques pèsent toutefois sur la valeur du dollar, notamment si la Fed relançait ses politiques non conventionnelles. Enfin, la livre a été portée vendredi par l’annonce d’un PIB britannique en hausse de 1,1?% (+?0,6?% prévu par le consensus) au deuxième trimestre, soit la plus forte hausse depuis le début 2006. Ces chiffres rassurent quant à la capacité de l’économie britannique à sortir de la crise.