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Les thèmes à retenir la semaine prochaine
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Grèce - La zone euro s'impatiente
Facebook lance son IPO, vaut potentiellement $100 mds
La BCE a prêté aux banques beaucoup plus que prévu
ENQUÊTE-La BCE devrait injecter E325 mds à trois ans fin février
Pourquoi l'argent de la BCE n'arrive pas au Portugal
ENCADRE-Que peut faire la BCE pour alléger la dette grecque ?
La dette portugaise prend le chemin de son homologue grecque
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LONDRES, 5 février (Reuters) - Voici les grands thèmes qui risquent de s'imposer aux traders et aux investisseurs dans la semaine qui vient :
1. CE SERA PLUS DUR DE GAGNER DE L'ARGENT
Le mois de février sera, en principe, plus difficile pour les investisseurs puisque, au cours du mois précédent, ils ont été en mesure de faire fructifier n'importe quel placement (hors les titres de dette portugais). Il est aisé de trouver des raisons d'être prudents. En premier lieu, il y a les risques liés à l'accord, présenté comme imminent depuis des jours, concernant l'échange de dette grecque. Il existe aussi la possibilité de voir s'interrompre l'actuelle série de bons indicateurs macro-économiques. L'introduction en Bourse de Facebook, qui devrait intervenir dans les mois à venir, permettra de son côté de jauger l'appétit pour le risque des intervenants sur le marché. Ce qui pourrait toutefois donner un nouveau coup de mois aux places boursières mondiales, c'est la prochaine injection massive de liquidités de la Banque centrale européenne (BCE), prévue vers la fin du mois.
2. TOUJOURS PLUS
La seule chose qui serait encore mieux que la deuxième opération de refinancement à trois ans de la BCE serait une troisième opération de ce type. Avec certains qui disent qu'il n'est plus si honteux de faire appel à ces fonds bon marché, des rumeurs circulent que les banques vont demander encore davantage le 29 février que les 489 milliards injectés lors de la première opération à trois ans (LTRO) de décembre. La conférence de presse suivant habituellement la décision sur la politique monétaire jeudi donnera l'occasion à Mario Draghi, président de la BCE, de dire aux marchés financiers si la banque centrale est prête à en faire encore davantage pour assurer le bon fonctionnement du marché interbancaire
3. LE CAS PORTUGAIS
L'intervention de la BCE sur le marché obligataire secondaire a permis au Portugal de gagner un peu de temps, le rendement de ses titres revenant quelque peu de leurs plus hauts record depuis la création de l'euro. Ceci étant dit, les investisseurs attendent de voir si la BCE va participer à la restructuration de la dette grecque pour se faire une idée jusqu'où elle est prête à aller pour aider le Portugal - ou tout autre pays. En outre, toute remontée des rendements portugais ravivra les craintes de ceux qui pensent que les responsables européens ont déjà trop attendu pour empêcher Lisbonne de suivre le même chemin qu'Athènes.
4. DES RESULTATS D'ENTREPRISE MITIGES
La saison des résultats européenne est bien plus décevante que l'américaine - même si cela ne se voit guère quand on compare la performance relative des deux marchés actions. Près des deux tiers des composants du STOXX Europe 600 qui ont déjà publié leurs chiffres ont fait état de résultats inférieurs aux attentes - alors que cette proportion est inverse pour les composants du S&P 500. Malgré cela, l'indice européen a fait mieux que le S&P 500 depuis l'ouverture de la saison. Cette évolution pourrait être mise à l'épreuve cette semaine, avec la montée en puissance du nombre de publications européennes.
5. VOLATILITE SUR LE MARCHE DES CHANGES ?
La Banque nationale suisse (BNS) et la Banque d'Angleterre (BoE) sont susceptibles de provoquer un peu de volatilité sur le marché des changes. Le franc suisse s'est à nouveau apprécié pour se rapprocher de la barre de 1,20 franc pour un euro, le cours plancher par la BNS. Le prix des options suggèrent qu'une mise à l'épreuve de la détermination de la BNS est peut-être en préparation. Les acteurs du marché se tourneront également du côté de la BoE et les effets sur la livre de sa décision de politique monétaire. La plupart des spécialistes s'attend en effet à ce que la BoE augmente son programme d'assouplissement quantitatif. (Swaha Pattanaik, Benoit Van Overstraeten pour le service français)

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