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Les marchés sceptiques avant le sommet européen de jeudi

09/02/10 à 15:52 - REUTERS | 1 Commentaire(s) Texte plus grand Texte plus petit Imprimer Ajouter cet article à mes favoris Séparateur Envoyer à un ami

Le sommet extraordinaire de jeudi retient l'attention
Faible marge de manoeuvre des pays de l'UE
Les Bourses désorientées

par Raoul Sachs

PARIS, 9 février (Reuters) - Les fortes craintes entourant la dette grecque ont gagné d'autres pays de la zone euro dont la fragilité se traduit par une grande nervosité des marchés d'actions et un scepticisme sur les marché de taux.

Des professionnels attendent avec une dose d'espoir des résultats positifs du conseil européen extraordinaire consacré à l'économie prévu jeudi à Bruxelles, tandis que d'autres sont sceptiques et s'attendent, à l'instar de Dominique Barbet, économiste de marché de taux chez BNP Paribas, à "une déclaration lénifiante".

Cette déclaration exprimerait le soutien et l'approbation des dirigeants européens aux efforts de la Grèce pour redresser ses finances publiques.

Sur les marchés d'actions, le climat semble plus fébrile que sur les marchés de taux où la prudence était de mise avant la crise grecque.

"On attend un signal fort du sommet européen et l'expression d'un front sans faille autour de la Grèce", dit David Thébault, responsable du trading quantitatif actions chez Global Equities. Il craint un retour à la situation créée par la faillite de la banque Lehman Brothers, abandonnée en septembre 2008 par les autorités monétaires américaines.

"Je m'attendais à une poursuite de la hausse des Bourses (qui ont progressé de plus de 20% en 2009) au moins jusqu'en mars. Rien n'est certain aujourd'hui et si les dirigeants européens ne font pas front, le risque d'une nouvelle dégringolade est probable", ajoute-t-il.

Il estime ainsi que si l'indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40, enfonce la barre des 3.400 points, la baisse risque de s'accélérer.

Les spéculations autour d'une action de soutien à la Grèce lors du sommet de jeudi ont été alimentées par la décision du président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet d'écourter un séjour en Australie, interprétée par les marchés comme un départ précipité pour participer à cette réunion. (Voir

Selon un trader, la probabilité d'une décision en ce sens au sommet de Bruxelles a déclenché une vague de rachat de positions vendeuses à découvert par les fonds spéculatifs.

(Edité par Dominique Rodriguez)



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Commentaires

 

 

 

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bigbossman

 

L'occasion d'être à la hauteur - 09/02/2010 à 16:17

Les dirigeants européens - Sarkozy et Merkel surtout - instruits par le passé récent aux Etats-unis, ne peuvent pas passer à côté d'une telle occasion. Pour une fois que l'actualité macroéconomique est tournée vers l'Europe, ils doivent se montrer à la hauteur de la situation...Et faire en sorte que la BCE joue pleinement son rôle. Sarkozy - qui n'a pas besoin de cela - aurait beaucoup à perdre dans une déconfiture de l'Euro et un nouveau plongeon des marchés imputable, cette fois, à l'U.E. Pour toutes ces raisons, il y a lieu, je crois, d'être optimiste.

 

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