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Le Cac 40 repart à la baisse

18/03/10 à 18:01 - investir.fr | 0 Commentaire(s) Texte plus grand Texte plus petit Imprimer Ajouter cet article à mes favoris Séparateur Envoyer à un ami

Tiraillée entre des indicateurs américains globalement rassurants et la résurgence des craintes sur la Grèce, la Bourse de Paris termine en recul de 0,50 % à 3.938,18 points.

Après deux séances de hausse d’affilée, le Cac 40 a consolidé ses positions, à l’image des autres places européennes. L’indice phare du marché parisien perd 0,50 % à 3.938,18 points dans un volume de transaction de 3,04 milliards d’euros. A Londres, le Footsie est stable (- 0,04 %) à 5.642 points et, à Francfort, le Dax recule de 0,20 % à 6.012 points. A New York, le Dow Jones grappille 0,11 % à 10.745 points et le Nasdaq Composite cède, à l’inverse, 0,11 % à 2.386 points. Des vents contraires ont soufflé sur le marché, rendant la tendance hésitante. Côté bonnes nouvelles, les indicateurs économiques publiés jeudi aux Etats-Unis se sont révélés meilleurs que prévu et confirmé les déclarations de la Réserve fédérale américaine, qui a indiqué mardi soir entrevoir les signes d’une stabilisation du marché du travail et d’une inflation limitée. Ainsi, les inscriptions au chômage ont diminué de 5.000 à 457.000 la semaine dernière et les prix à la consommation sont restés stables le mois dernier grâce, notamment, au repli des prix de l’énergie. L’indice d’activité de la Fed de Philadelphie a progressé à 18,9 en mars (+ 1,3 point) et celui l’indice précurseur du Conference Board de 0,1% en février.

En Europe, le ciel s’est assombri. Les investisseurs s’interrogent sur l’unité de l’Union européenne face aux difficultés grecques. La chancelière allemande, Angela Merkel, a exprimé son opposition à un soutien financier à Athènes, évoquant même des « procédures d’exclusion » d’un pays ne respectant pas les obligations de convergence. Un tel mécanisme n’est pas prévu par les traités mais ce discours démontre les différences de point de vue des chefs d’Etat et de gouvernement, la France appelant, par exemple, à la « solidarité de la zone euro ». « Ce discours peut aussi s’interpréter à l’aune des pressions domestiques qui s’exercent sur la Chancellerie à la veille d’une élection régionale, la Rhénanie Westphalie du Nord », commentent les analystes du bureau d’études CM-CIC. De son côté, le Premier ministre grec, George Papandreou, a déclaré jeudi matin devant une commission du Parlement européen qu’il préférerait ne pas avoir à se tourner vers le Fonds monétaire international (FMI) tout en indiquant qu’il espérait voir une proposition d’aide claire de la part de l’Union européenne à l’occasion du sommet de Bruxelles, la semaine prochaine.

Ces dissensions vis-à-vis de la Grèce pèsent sur l'euro, qui recule à 1,36 dollar. Du côté des matières premières, le baril de brut léger américain corrige de 1 dollar à 81,93 au lendemain d’un gain de plus de 1% après la hausse moins forte que prévu des stocks aux Etats-Unis et la confirmation du maintien des quotas de l’Opep.

Deuxième capital du Cac 40, Sanofi-Aventis gagne 0,50 % à 56,56 euros. Les autorités sanitaires américaines sont en train de changer leurs méthodes d’examen concernant les médicaments contre la tuberculose afin d’accélérer les procédures d’approbation, rapporte Bloomberg. Cette modification devrait permettre à Johnson & Johnson, Sanofi-Aventis et Pfizer d’obtenir beaucoup plus rapidement l’homologation de nouveaux traitements combinés.

Total cède 0,57 % à 42,56 euros. Goldman Sachs a intégré le titre du groupe pétrolier à sa liste des valeurs européennes à la vente (conviction sell). A contrario, Vallourec poursuit sa progression avec un gain de 1,45 % à 146,65 euros alors que CA Cheuvreux a intégré le titre à sa liste de valeurs préférées (selected list) avec un objectif de cours de 170 euros.

ArcelorMittal affiche un repli de 0,95 % à 31,81 euros. Le groupe est en discussions avec l’indien Bhushan Power & Steel en vue d’une prise de participation qui lui permettrait d’accéder à ses sites de production et à ses droits miniers, rapporte The Economic Times en citant des sources proches du dossier. Le quotidien précise cependant que le directeur général de Bhushan lui a déclaré ne pas avoir été approché par ArcelorMittal.

Les banques terminent dans le rouge. BNP Paribas perd 0,90 % à 57,20 euros, Société Générale 0,77 % à 44,655, Crédit Agricole 2,04 % à 12,22 et Dexia 1,07 % à 4,521 euros.

LVMH progresse de 1,37 % à 87,18 euros. Le directeur général de TAG Heuer a déclaré à Reuters que l’horloger vise une croissance d’au moins 10 % de ses ventes cette année. Par ailleurs, Unicredit a entamé la couverture du leader mondial du luxe par une recommandation d’achat.

PPR gagne 0,41 % à 96,15 euros. L’américain Nike a renoué avec les bénéfices et la croissance de son chiffre d’affaires au troisième trimestre et dépassé les anticipations des analystes. Maison-mère de l’allemand Puma, PPR fait par ailleurs l’objet d’un relèvement d’objectif de cours de la part de Bernstein, passé de 99 à 110 euros.

Plus forte baisse du Cac 40, Alcatel-Lucent cède encore 2,94 % à 2,407 euros après avoir été dégradé hier par RBS et Goldman Sachs. L’équipementier télécoms fait l’objet de poursuites de la part de MPEG LA, en charge de la gestion des licences de plusieurs fabricants d’électronique grand public, qui conteste la mise à l’abri par Alcatel de certains brevets au sein d’une structure spécifique. Le montant des royalties mises en cause pourrait atteindre 2 milliards de dollars.

En dehors du Cac 40, Dassault Aviation avance de 2,03 % à 552 euros. Le constructeur aéronautique a accusé une baisse de 15,5 % de son bénéfice net 2009 à 315 millions d’euros. Le résultat opérationnel recule à 393 millions d’euros, contre 434 millions en 2008. Le chiffre d’affaires diminue de 9 % à 3,42 milliards. Le groupe propose un dividende de 8,8 euros par action. Le groupe vise une stabilité de son chiffre d’affaires cette année. Le PDG Charles Edelstenne a par ailleurs assuré le nouveau PDG de Thales, Luc Vigneron, de toute sa confiance. Dassault Aviation a finalisé en mai dernier son renforcement au capital de Thales, dont il contrôle désormais 26 % du capital.

Enfin, Ingenico prend 3,79 % à 17,95 euros. Le spécialiste des terminaux de paiements a accusé une baisse de 27 % de son bénéfice net 2009 à 26,8 millions d’euros. L’excédent brut d’exploitation recule de 9 % à 105,4 millions d’euros et le chiffre d’affaires de 3,8 % à 700,7 millions. Le groupe propose de relever son dividende de 20 % à 0,3 euro par action. Pour l’exercice en cours, Ingenico table sur une amélioration de sa rentabilité.

CP


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